El Al a organisé mardi une cérémonie d’inauguration de son nouveau simulateur de vol pour Boeing 737, le premier de son genre en Israël. Le nouveau simulateur sera utilisé pour former les pilotes de la compagnie El Al. Le simulateur est équipé d’un véritable cockpit de Boeing 737, il affiche des images prises lors de vols réels en simulant les bruits du moteur. Tous les systèmes et les ordinateurs se comportent exactement comme dans un avion. Le simulateur propose des destinations desservies par El Al comme Londres, Paris, Rome, Berlin, Amsterdam, et bien d’autres encore. Il simule le décollage et l’atterrissage, le roulage entre les différents bâtiments de l’aéroport et vers et depuis les pistes, ainsi que diverses situations d’urgence. Jusqu’à présent, toutes les formations étaient effectuées à l’étranger. Avec ce nouveau simulateur, les pilotes seront en mesure de faire la majeure partie de leur formation en Israël. La cérémonie d’inauguration a été accompagné par l’apposition d’une Mezouza sur le nouveau site de El Al à Or Yehuda.

Le mois dernier, un espace de simulation unique en son genre a ouvert ses portes à la Villette, dans le 19ème arrondissement de Paris. Baptisé Yoo Moov, il s’avère particulièrement prometteur, puisqu’il a l’ambition d’emmener ses clients dans un voyage spatial à travers différentes salles faisant la part belle à la 3D, au laser game, au simulateur de vol et à la video 360°. Le site, qui occupe 2300 mètres carrés, permet de faire vivre à ses voyageurs des aventures liées à des planètes existantes (Képler 186F…) à travers de nombreuses activités : cinéma interactif (360 degrés 5Di), robot 3D, simulateur de pilotage de bolides spatiaux, pistolet laser pour résoudre des missions… S’adressant à un public de 12 à 35 ans, l’attraction propose deux parcours distincts : un court de 25 minutes pour une dizaine de personnes, et un plus long d’une heure et demi pour 32 personnes. Le prix est de 12 ou 25 euros. Le projet est d’autant plus intéressant que c’est le premier parc indoor consacré au voyage spatial en France. Cela montre bien que l’attrait du public pour l’espace, qui a un peu périclité après les les années 1970 et 1980, revient en force et a de beaux jours devant lui. Pour la petite histoire, les frères Bogdanov ont apporté leur contribution au parc, puisqu’ils ont travaillé sur le langage scientifique à utiliser pour vulgariser le scénario de l’aventure. Les effets spéciaux ont quant à eux été en partie réalisés par SolidAnim, qui a signé un contrat pour les trois prochains volets d’Avatar de James Cameron. Le fondateur du parc aurait déjà reçu des demandes d’investisseurs pour dupliquer Yoo Moov Station à Londres, Berlin et Montréal.

Le simulateur ultime

Ce simulateur de vol, vous n’êtes pas près de l’avoir dans votre salon, ni même de pouvoir le tester : s’il a tout l’air d’une attraction de fête foraine, il est en fait réservé aux chercheurs, et intéresse aussi bien les professionnels de l’aéronautique que de l’automobile. Cet appareil propose en effet une simulation totale, puisque l’utilisateur y est doté d’un casque de réalité virtuelle sur la tête, et placé dans une nacelle en fibres de carbone suspendue entre 8 câbles en acier reliés aux murs. De puissants moteurs et un logiciel de simulation permettent de faire effectuer à la nacelle des mouvements amples et complexes, et l’utilisateur peut ainsi goûter aux sensations physiques du pilotage d’un hélicoptère, d’un fusée ou d’une voiture. Le simulateur de l’Institut Max Planck n’est cependant (et malheureusement) pas ouvert au public : il a en fait été conçu pour mieux comprendre la perception du mouvement par l’être humain. Pour comprendre par exemple comment les différentes perceptions dues à la vision et à l’oreille interne interagissent entre elles lors d’un mouvement complexe (tel que le décollage d’un aéronef), et comment le pilote parvient à les coordonner pour réussir l’opération. Pour modifier les paramètres de l’expérience et les sensations du pilote, il suffit aux chercheurs de faire varier la réponse de l’engin grâce aux moteurs contrôlant les câbles : ils peuvent ainsi changer la viscosité et même la gravité du milieu dans lequel le pilote est supposé se déplacer. Le principal intérêt de ce dispositif hors norme est de pouvoir explorer une large gamme de mouvements, et ce grâce à l’amplitude des déplacements rendus possibles à l’intérieur du hall. Un espace de 8 mètres de long, 5 de large, et 5 de hauteur, alors que les simulateurs de pilotage traditionnels se limitent généralement à moins d’un mètre. Celui-ci est donc le premier à pouvoir retranscrire sans difficulté les mouvements amples. L’appareil peut également non seulement reproduire de fortes accélérations (jusqu’à 1,5G), mais aussi des mouvements infimes, et ce afin de tester les seuils de détection par l’être humain. Les recherches du laboratoire Max Planck devraient permettre d’améliorer sensiblement les algorithmes des simulateurs de vol et de conduite.

Une large majorité des élus de tous les partis politiques du Parlement européen ont salué l’« accord historique » obtenu à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) lors de sa réunion à Montréal. Mais les félicitations des eurodéputés se sont arrêtées là. L’accord ne permettra pas à l’aviation d’atteindre une croissance neutre en émissions d’ici 2020, ont estimé les eurodéputés des commissions environnement et transport, qui se sont réunis pour examiner l’accord. Violeta Bulc, commissaire au transport, a défendu de son mieux l’accord, mais a eu du mal à garder le cap face à des élus déçus. « Je suis certaine que certains d’entre vous voulaient un accord plus ambitieux. L’UE voulait un accord plus ambitieux. Nous avons négocié pour cela », a-t-elle assuré. « Mais nous avons tout de même atteint un accord respectant nos limites, ce qui est important. » « Nous sommes déçus par les résultats », a confirmé Peter Liese, eurodéputé allemand (CDU) du PPE et allié clé d’Angela Merkel. Selon lui, les mesures mondiales orientées vers le marché censées contrer les émissions grâce à des « projets verts », n’apporteront pas de « vraie réduction des émissions ». Une opinion partagée par Miriam Dalli, travailliste maltaise du S&D. « Je suis prudemment optimiste », a-t-elle indiqué, mais « nous ne sommes pas convaincus que cela soit suffisant. » Pour les parlementaires, l’accord de l’OACI doit être considéré comme le début, et non la fin, d’un processus de limitation des émissions de carbone des avions de passagers. Dans ce contexte, ils ont soutenu une clause de révision qui permettrait de surveiller les progrès tous les trois ans, afin d’atteindre les objectifs climatiques fixés par les dirigeants mondiaux lors de la COP 21 à Paris l’an dernier. Les eurodéputés se sont cependant plaints du fait que l’accord ne sera pas contraignant avant 2027 et que seuls 65 pays se joindront à la phase volontaire qui commence en 2021. la commissaire a elle même reconnu être déçue par le nombre de pays qui ont accepté de se joindre aux efforts volontaires, mais espère que d’autres changeront d’avis d’ici 2021. À ce jour, 18 des 20 nations les plus actives dans le secteur de l’aviation ont néanmoins exprimé leur intention de participation au programme dès le départ. Violeta Bulc a promis aux eurodéputés qu’elle utiliserait la clause de révision pour renforcer l’accord. Les eurodéputés ont aussi remis en question le processus de conception du mécanisme, qui se fera à huit-clos. Bas Eickhout, eurodéputé néerlandais Vert, a fait remarquer que l’OACI devait « beaucoup changer » en ce qui concerne la transparence. Violeta Bulc a cependant défendu le nouveau mécanisme, orienté vers les marchés, qu’elle qualifie de « pas en avant sérieux ». Elle admet cependant que l’accord ne suffira pas à atteindre l’objectif de croissance neutre. La commissaire a souligné que les compagnies aériennes s’étaient engagées à utiliser des moteurs innovants consommant moins de carburant et des biocarburants durables pour limiter les émissions de CO2. De meilleurs itinéraires aériens devraient aussi contribuer à une réduction des émissions, a-t-elle ajouté. Dans cette perspective, Violeta Bulc a demandé aux eurodéputés de contribuer à la résolution du différend lié à Gibraltar: la question était devenue un obstacle à la concrétisation du projet de ciel unique européen, qui doit participer à l’optimisation du trafic aérien. Malgré les questions des élus, la commissaire a refusé de commenter l’avenir du système d’échange de quotas d’émission (ETS) dans le contexte de l’aviation, remis en question par l’accord de l’OACI. Initialement, l’UE prévoyait d’appliquer ce système à tous les vols en partance ou à destination du territoire européen, mais a finalement interrompu le système pour les vols internationaux jusqu’au 31 décembre 2016, pour laisser le temps à l’OACI de conclure un accord mondial. « Je sais que l’ETS nous donne de la crédibilité et du pouvoir au niveau international », a-t-elle assuré, expliquant que la Commission prépare actuellement une évaluation d’impact pour le système. Cette analyse se penchera sur les options possibles, et notamment la suppression du programme pour les vols internationaux. En 2012, l’UE avait décidé de le suspendre dans le secteur aérien, suite aux protestations d’autres pays, comme la Chine et l’Inde.

simulateur

Actualité oblige, il était impossible de ne pas parler aujourd’hui de l’Oculus Rift, le casque de réalité virtuelle qui est en précommande depuis le 6 janvier dernier. Car des sociétés françaises commencent à s’intéresser de près au casque de réalité virtuelle de Facebook, et notamment à sa potentielle utilisation pour la simulation de vol. Du côté du Lab’Innovation de Capgemini, on relève en effet un intérêt marqué des industriels de l’aviation pour l’Oculus Rift, toujours à la recherche de nouvelles solutions pour former leurs pilotes. Ces lunettes offrant une vision à 360 degrés pourraient être une alternative beaucoup plus légère aux simulateurs de vol traditionnels, permettant aux pilotes de se familiariser avec les nouveaux modèles d’avion. Evidemment, cette solution portative n’a pas vocation à remplacer les simulateurs physiques, bien plus immersifs : les tableaux de bord physiques qui caractérisent ces derniers, ainsi que les vérins qui permettent de reproduire la moindre secousse de l’appareil, les rendent indispensables pour une formation solide et une mise en situation réellement immersive. Capgemini explique cependant que les casques de réalité virtuelle pourraient permettre aux futurs pilotes de « s’entraîner à la maison, sur leur propre ordinateur, via une application Oculus simulant le tableau de bord et les effets de vol ». Une façon d’emporter ses devoirs à la maison, en quelque sorte.

Faillite annoncée pour Transaéro

Transaero, première compagnie privée de Russie semble promise à la faillite. En effet depuis le début de l’année 2015, la compagnie a de lourdes difficultés financières liées notamment à la chute de la monnaie russe.
Au début du mois d’octobre, Aeroflot avait proposé un plan de sauvetage en procédant à l’acquisition de 75 % de Transaero, néanmoins l’offre n’a pas été entérinée, précipitant de plus en plus, Transaero vers la faillite et la cessation des opérations. D’après les médias russes, la compagnie devrait cesser son activité dès le 15 décembre prochain même si depuis quelques jours des avions de Transaero sont déjà cloué au sol. En effet rembourser ses crédits, payer ses factures sont devenus mission impossible pour Transaero qui est surendetté. D’ailleurs, d’après nos informations un avion de la compagnie russe assurant la liaison Moscou-Paris Orly, aurait été cloué au sol par ADP pour non paiement. Précisons que la compagnie avait commandé à Airbus quatre Airbus A380 pour 1,7 milliard de dollars au prix catalogue ainsi que huit moyen-courriers A320neo. L’avenir de ces commandes semblent désormais incertaines ce qui n’arrange pas les affaires du programme A380 qui peine à trouver des clients.

De la simulation à Lens

Avis aux nordistes et amateurs de simulation ! En amont du meeting aérien de Lens-Bénifontaine le 20 septembre prochain, des manifestations sont prévues en amont, du 21 au 29 septembre. En plus de pouvoir admirer un Mirage 2000 et un Jaguar de près, on peut surtout trouver sur la place Jean-Jaurès de Lens un plateau Alpha Jet, qui permet de profiter d’une simulation de vol sur écran géant. Sensations fortes en perpective ! Et, cerise sur le gâteau, toutes les animations (y compris le simulateur de vol) sont gratuites. A ce prix-là, pourquoi s’en priver ?

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Salon Laval Virtual

Lors de l’édition 2015 du salon Laval Virtual la semaine dernière (un salon consacré aux nouvelles technologies et à la réalité virtuelle), un stand n’a pas désempli une seule seconde : c’était le stand du prototype Birdly. Ce simulateur de vol-là ne proposait un traditionnel vol sur A320, avion de chasse ou même hélicoptère. Non, comme son nom l’indique, Birdly proposait de découvrir… le vol d’oiseau au-dessus de San Francisco ! Ce prototype hautement original et particulièrement réussi est l’oeuvre de la Zurich University of the Arts. L’utilisateur, muni d’un casque de réalité virtuelle, est allongé sur le ventre, sur une étrange machine qui lui permet de battre des ailes et d’utiliser son corps pour se guider. Et l’expérience est tout simplement bluffante ! Cette excellente initiative montre bien les possibilités inimaginables que va ouvrir sous peu la réalité virtuelle. Les casques de réalité virtuelle ne seront sans doute pas aussi incroyables que certains l’imaginent (quand vous marchez, courez et sautez dans le virtuel mais que votre corps reste assis dans le réel, l’immersion est forcément limitée), mais ils seront en tout cas parfaits pour simuler les environnements fermés, tels que… les cockpits, bien sûr ! Il me tarde de découvrir ce que ces fameux casques vont pouvoir offrir à la simulation de vol. Et je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas !

Guerir sa peur de l’avion

Après le crash dramatique de l’A320 de Germanwings mardi dernier, puis le crash d’un autre au Canada (qui n’a heureusement fait aucune victime) dimanche, l’A320 fait décidément la une de l’actualité, et pas pour les bonnes raisons. Au point que certains en viennent même à redouter de monter à bord ! Cette peur est, disons-le tout net, irraisonnée : aucun de ces catastrophes n’était due à une défaillance technique. En raison de l’actualité, et pour ceux qui ont peur à l’idée de monter à bord d’un de ces appareils, nous vous présentons une nouvelle fois la meilleure manière de lutter contre la phobie de l’avion : en prendre vous-mêmes les commandes ! Les simulateurs de vol (et même d’A320) offrent en effet une expérience complète et immersive, où vous vous retrouvez non seulement face à une parfaite réplique de cockpit, mais aussi face à des conditions de vol réelles, allant des conditions météorologiques aux avaries (telles que la panne moteur, par exemple !) : rien de tel pour comprendre non seulement comment cela fonctionne, mais surtout à quel point ces vols sont techniquement sécurisés. La peur étant souvent liée à une incompréhension, la simulation de vol reste le meilleur moyen pour s’en guérir : elle permet en effet de découvrir et de comprendre par l’expérience, et ce dans l’environnement le plus sécurisé qui soit. Rappelons-le encore une fois : malgré les récents incidents, l’avion reste, encore et toujours, le moyen de transport le plus sûr au monde ! Un passager a seulement 1 chance sur 11 millions de mourir dans un crash. Selon une étude de 2013 publiée par MSN, un voyageur pourrait prendre chaque jour l’avion pendant 14 000 ans sans avoir d’accident !

La compagnie aérienne Ethiopian Airlines vient de devenir la première compagnie africaine à posséder un simulateur de vol pour Boeing 787 Dreamliner, qui est en cours d’installation au sein du hub à Addis Abeba. Dans son communiqué du 19 janvier 2015, la compagnie nationale d’Ethiopie explique en effet que le montage est en cours à l’aéroport d’Addis Abeba, et que le premier entraînement de pilote est prévu pour le mois de mars. Pour rappel, la compagnie Ethiopian Airlines était déjà en août 2012 la première en dehors du Japon à mettre en service le Dreamliner, dont elle reste le premier opérateur en Afrique. Elle est même devant Royal Air Maroc depuis peu. La compagnie de Star Alliance fournit déjà à ses pilotes des simulateurs sur Bombardier Dash8 Q-400, Boeing 737, 757 et 767. Ethiopian Aviation Académie est certifiée par les autorités de l’Aviation Civile éthiopienne, par l’Administration Fédérale de l’Aviation américaine, par l’Agence Européenne de sécurité aérienne (EASA) et par l’IOSA (IATA Safety Audit). Ethiopian met actuellement en œuvre un plan stratégique sur 15 ans, appelé Vision 2025, et qui a pour objectif de développer le principal groupe d’aviation d’Afrique grâce à sept centres d’affaires : Ethiopian Domestic and Regional Airline (compagnie aérienne domestique et régionale) ; Ethiopian International Passenger Airline (compagnie internationale pour le transport de passagers) ; Ethiopian Cargo ; Ethiopian MRO (maintenance) ; Ethiopian Aviation Academy donc ; Ethiopian In-flight Catering Services (services de restauration en vol) ; Ethiopian Ground Service (services au sol).

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