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Airbus a parachevé au 1er juillet sa réorganisation annoncée en septembre 2016 avec une structure simplifiée et l’intégration de sa branche d’aviation commerciale, la plus importante en termes de revenus, a annoncé le groupe lundi. « Airbus s’est doté d’une structure simplifiée qui facilite la prise de décision, réduit la bureaucratie, renforce la collaboration et augmente son efficacité », indique le groupe dans un communiqué. « Cette nouvelle organisation facilitera, en outre, la mise en oeuvre du programme de digitalisation actuellement en cours », ajoute-t-il. L’équipe dirigeante est désormais entièrement intégrée sous la direction de Tom Enders, le président exécutif du groupe, et Fabrice Brégier, patron de la branche aviation commerciale, en est le numéro deux en qualité de directeur général délégué. Il continue en qualité de président de diriger la branche « Commercial Aircraft », qui génère environ 70% du chiffre d’affaires du géant de l’aéronautique. Dirk Hoke et Guillaume Faury restent à la tête des divisions Airbus Defence and Space et Airbus Helicopters. Enfin, le siège unique du groupe aéronautique est situé à Toulouse, coeur industriel de l’entreprise.

Décollage pour le Bourget ! Le salon international de l’aéronautique c’est jusqu’à dimanche. Il est ouvert au grand public depuis vendredi. Vous pouvez donc le visiter de 8h30 à 18h. On y découvre bien sûr des dizaines d’avion – certains sont visitables -, et il y a aussi des démonstrations en vol, à la mi-journée. Et à l’intérieur des grands hangars du Bourget, on découvre également le futur de l’aviation et de l’espace. « Les conducteurs et les pilotes pourront rentrer chez eux avec ça et l’utiliser comme une voiture normale ».  » L’engin semble sorti d’un film. Une voiture volante, une vraie, avec des ailes repliées vers l’arrière et qui se déploient sur les côtés. Ça fait un peu penser à une coccinelle qui s’envole, mais il n’en est rien. Voici l’Aeromobil, 1,2 million d’euros l’unité, présentée par Stephan Vadocz, responsable de la société : « on passe d’une voiture à un avion en trois minutes ! Avec les ailes repliées, l’appareil fait 5,9m sur 2,2m. On peut le garer sur une place de parking donc, à l’avenir, les conducteurs et les pilotes pourront rentrer chez eux avec ça et l’utiliser comme une voiture normale. » A noter, une petite poignée au-dessus du tableau de bord, pour sortir un parachute ! Juste à côté de ce prototype, une autre machine un peu folle. Un drone à hélices, sur lequel on peut s’asseoir, comme sur une moto, à califourchon, avec une poignée de contrôle dans chaque main. Le souvenir du Concorde… Un peu plus loin, c’est la Nasa et le CNRS qui présentent des robots destinés à la planète Mars. Les explications de Philippe Caïs, manager au CNRS : « ce robot, c’est l’étape prochaine, lancement en juillet 2020, arrivée sur Mars en 2001. Il a une durée de vie de trois ans, durant laquelle il devra sélectionner les meilleures cibles pour préparer le retour d’échantillons ». Enfin, si vous avez toujours rêvé de prendre un avion plus rapide que la vitesse du son, une entreprise américaine présente au Bourget « le Baby Boom », un avion censé faire Paris-New York en trois heures. Comme au temps du regretté Concorde.

Lancement du Salon du Bourget

La bulle aérienne est en place. Comme lors de chaque évènement d’ampleur, COP21, 14 juillet, cérémonies internationales, l’armée de l’air met en place un DPSA (dispositif particulier de sûreté aérienne), afin de renforcer les mesures de sécurité en matière de police du ciel. Pour cette 52ème édition du Salon du Bourget, les quelques centaines de personnels ont pris leurs quartiers non-loin du site à protéger, à l’image d’une base aérienne projetée comme on peut l’imaginer sur un théâtre d’opérations. Détection, identification, engagement, l’ensemble des moyens déployés peuvent être employés pour aller jusqu’à la neutralisation de toute menace venue du ciel. Hélicoptères Fennec et avions de chasse en alerte renforcent la posture permanente de sûreté aérienne, prêts à décoller pour aller lever le doute en cas d’incertitude sur un aéronef, « en moins de sept minutes » pour les chasseurs, un délai qui peut être ramené à moins de deux minutes selon les cas. Systèmes air-sol moyenne portée Mamba et Crotale NG sont également de sortie, ainsi qu’un drone MALE Harfang et un AWACS, dont les capacités de C2 seront mises à profit lors de certains créneaux, des « moments clés du salon », visites officielles pour ne pas les nommer.

Parmi les personnels au sol, des commandos de l’air, dont certains dédiés à la protection des deux F-35 de l’US Air Force, arrivés en début de semaine dernière. Et comme c’est l’habitude, des postes de guet arien et de guet à vue, équipés de caméras et de jumelles infrarouges. Le dispositif bénéficie également du réseau de radars fixes de l’armée de l’air et des centres de détection et de contrôle, et notamment de celui de Saint-Mars la Pile, dans l’Indre et Loire. Le Centre national des opérations aériennes de la BA 942 de Lyon est lui aussi mobilisé pour l’occasion. « L’enjeu, c’est la cohabitation avec l’activité aérienne civile, nous essayons de cohabiter au mieux », tout en mettant le salon du Bourget à l’abri des menaces de toute sorte, explique le commandant Stéphane, officier projet de ce DPSA. Un enjeu de taille, notamment avec la proximité de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. L’espace aérien est ainsi divisé entre une zone interdite temporaire, dans laquelle aucun aéronef ne peut entrer sans autorisation préalable, et une zone tampon, réglementée.

Dans un des shelters qui abrite les « SIC-men », des images d’un F-35 qui évolue dans le ciel sont retransmises par le Crotale NG. « La ressource SIC est très rare, très qualifiée, donc très sollicitée », indique-t-on. Soixante d’entre eux – basés habituellement à Evreux – sont dédiés aux installations. Cette édition 2017 du salon est également celle des mesures renforcées contre les minidrones. En cas d’intrusion, l’armée de l’air dispose de moyens électromagnétiques pour « prendre le contrôle » de l’appareil, sans utilisation de moyens pyrotechniques. Planifié depuis octobre 2016, le DPSA a commencé à s’installer dès le 25 avril dernier, l’objectif étant démonter le plus rapidement possible dès la fin de l’évènement, en raison du DPSA du 14 juillet, qui utilisera une grande partie du soutien et du matériel déployé pour le salon du Bourget, même si ce sont « deux opérations bien distinctes », précise le commandant Stéphane.

Un A320 qui casse des briques

Les passionnés de simulateurs de vol sont légion de par le monde, et tous s’évertuent à construire chez eux leur propre simulateur. Mais tous ne font pas preuve de la même créativité dans l’effort. A preuve, ce simulateur de vol conçu par Nicolas Carrel, un ingénieur informaticien lyonnais qui a reproduit une cabine d’Airbus A320… en Lego. Tout, dans la cabine, est composé de petites briques : la console, la façade avant, les manettes servant à régler les gaz, jusqu’aux galons sur les épaules du pilote ! Son inventeur s’est fait conseiller par trois pilotes de ligne pour atteindre le niveau de réalisme qu’il souhaitait, et il lui aura fallu pas moins de 10000 briquettes de la marque danoise pour achever son projet. Le module fonctionne aujourd’hui parfaitement, même s’il manque encore pour l’instant le panneau supérieur normalement situé au-dessus de la tête des pilotes virtuels. Les instruments de bord (PFD et MFD) sont reproduits sur des écrans d’ordinateur fixés à l’arrière de la façade, et les indications reconstituées à partir des informations envoyées par le simulateur de vol. C’est également son concepteur qui a développé les programmes. Pour la petite histoire, c’est en voulant comprendre ce qui était arrivé au vol AF447 Rio-Paris que ce passionné de petites briques et d’informatique s’est plongé dans le rapport d’enquête du BEA. Il a voulu reproduire le vol sur le simulateur de vol X-Plane de son ordinateur. Quelques mois plus tard, pour ses 40 ans, ses amis lui ont offert une séance de simulateur d’A320, ce qui lui a aussitôt donné envie de créer son propre simulateur de vol, à l’échelle 1:1. Il a alors utilisé le matériel qu’il connaissait le mieux : la brique Lego.

El Al a organisé mardi une cérémonie d’inauguration de son nouveau simulateur de vol pour Boeing 737, le premier de son genre en Israël. Le nouveau simulateur sera utilisé pour former les pilotes de la compagnie El Al. Le simulateur est équipé d’un véritable cockpit de Boeing 737, il affiche des images prises lors de vols réels en simulant les bruits du moteur. Tous les systèmes et les ordinateurs se comportent exactement comme dans un avion. Le simulateur propose des destinations desservies par El Al comme Londres, Paris, Rome, Berlin, Amsterdam, et bien d’autres encore. Il simule le décollage et l’atterrissage, le roulage entre les différents bâtiments de l’aéroport et vers et depuis les pistes, ainsi que diverses situations d’urgence. Jusqu’à présent, toutes les formations étaient effectuées à l’étranger. Avec ce nouveau simulateur, les pilotes seront en mesure de faire la majeure partie de leur formation en Israël. La cérémonie d’inauguration a été accompagné par l’apposition d’une Mezouza sur le nouveau site de El Al à Or Yehuda.

Le mois dernier, un espace de simulation unique en son genre a ouvert ses portes à la Villette, dans le 19ème arrondissement de Paris. Baptisé Yoo Moov, il s’avère particulièrement prometteur, puisqu’il a l’ambition d’emmener ses clients dans un voyage spatial à travers différentes salles faisant la part belle à la 3D, au laser game, au simulateur de vol et à la video 360°. Le site, qui occupe 2300 mètres carrés, permet de faire vivre à ses voyageurs des aventures liées à des planètes existantes (Képler 186F…) à travers de nombreuses activités : cinéma interactif (360 degrés 5Di), robot 3D, simulateur de pilotage de bolides spatiaux, pistolet laser pour résoudre des missions… S’adressant à un public de 12 à 35 ans, l’attraction propose deux parcours distincts : un court de 25 minutes pour une dizaine de personnes, et un plus long d’une heure et demi pour 32 personnes. Le prix est de 12 ou 25 euros. Le projet est d’autant plus intéressant que c’est le premier parc indoor consacré au voyage spatial en France. Cela montre bien que l’attrait du public pour l’espace, qui a un peu périclité après les les années 1970 et 1980, revient en force et a de beaux jours devant lui. Pour la petite histoire, les frères Bogdanov ont apporté leur contribution au parc, puisqu’ils ont travaillé sur le langage scientifique à utiliser pour vulgariser le scénario de l’aventure. Les effets spéciaux ont quant à eux été en partie réalisés par SolidAnim, qui a signé un contrat pour les trois prochains volets d’Avatar de James Cameron. Le fondateur du parc aurait déjà reçu des demandes d’investisseurs pour dupliquer Yoo Moov Station à Londres, Berlin et Montréal.

Le simulateur ultime

Ce simulateur de vol, vous n’êtes pas près de l’avoir dans votre salon, ni même de pouvoir le tester : s’il a tout l’air d’une attraction de fête foraine, il est en fait réservé aux chercheurs, et intéresse aussi bien les professionnels de l’aéronautique que de l’automobile. Cet appareil propose en effet une simulation totale, puisque l’utilisateur y est doté d’un casque de réalité virtuelle sur la tête, et placé dans une nacelle en fibres de carbone suspendue entre 8 câbles en acier reliés aux murs. De puissants moteurs et un logiciel de simulation permettent de faire effectuer à la nacelle des mouvements amples et complexes, et l’utilisateur peut ainsi goûter aux sensations physiques du pilotage d’un hélicoptère, d’un fusée ou d’une voiture. Le simulateur de l’Institut Max Planck n’est cependant (et malheureusement) pas ouvert au public : il a en fait été conçu pour mieux comprendre la perception du mouvement par l’être humain. Pour comprendre par exemple comment les différentes perceptions dues à la vision et à l’oreille interne interagissent entre elles lors d’un mouvement complexe (tel que le décollage d’un aéronef), et comment le pilote parvient à les coordonner pour réussir l’opération. Pour modifier les paramètres de l’expérience et les sensations du pilote, il suffit aux chercheurs de faire varier la réponse de l’engin grâce aux moteurs contrôlant les câbles : ils peuvent ainsi changer la viscosité et même la gravité du milieu dans lequel le pilote est supposé se déplacer. Le principal intérêt de ce dispositif hors norme est de pouvoir explorer une large gamme de mouvements, et ce grâce à l’amplitude des déplacements rendus possibles à l’intérieur du hall. Un espace de 8 mètres de long, 5 de large, et 5 de hauteur, alors que les simulateurs de pilotage traditionnels se limitent généralement à moins d’un mètre. Celui-ci est donc le premier à pouvoir retranscrire sans difficulté les mouvements amples. L’appareil peut également non seulement reproduire de fortes accélérations (jusqu’à 1,5G), mais aussi des mouvements infimes, et ce afin de tester les seuils de détection par l’être humain. Les recherches du laboratoire Max Planck devraient permettre d’améliorer sensiblement les algorithmes des simulateurs de vol et de conduite.

Une large majorité des élus de tous les partis politiques du Parlement européen ont salué l’« accord historique » obtenu à l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) lors de sa réunion à Montréal. Mais les félicitations des eurodéputés se sont arrêtées là. L’accord ne permettra pas à l’aviation d’atteindre une croissance neutre en émissions d’ici 2020, ont estimé les eurodéputés des commissions environnement et transport, qui se sont réunis pour examiner l’accord. Violeta Bulc, commissaire au transport, a défendu de son mieux l’accord, mais a eu du mal à garder le cap face à des élus déçus. « Je suis certaine que certains d’entre vous voulaient un accord plus ambitieux. L’UE voulait un accord plus ambitieux. Nous avons négocié pour cela », a-t-elle assuré. « Mais nous avons tout de même atteint un accord respectant nos limites, ce qui est important. » « Nous sommes déçus par les résultats », a confirmé Peter Liese, eurodéputé allemand (CDU) du PPE et allié clé d’Angela Merkel. Selon lui, les mesures mondiales orientées vers le marché censées contrer les émissions grâce à des « projets verts », n’apporteront pas de « vraie réduction des émissions ». Une opinion partagée par Miriam Dalli, travailliste maltaise du S&D. « Je suis prudemment optimiste », a-t-elle indiqué, mais « nous ne sommes pas convaincus que cela soit suffisant. » Pour les parlementaires, l’accord de l’OACI doit être considéré comme le début, et non la fin, d’un processus de limitation des émissions de carbone des avions de passagers. Dans ce contexte, ils ont soutenu une clause de révision qui permettrait de surveiller les progrès tous les trois ans, afin d’atteindre les objectifs climatiques fixés par les dirigeants mondiaux lors de la COP 21 à Paris l’an dernier. Les eurodéputés se sont cependant plaints du fait que l’accord ne sera pas contraignant avant 2027 et que seuls 65 pays se joindront à la phase volontaire qui commence en 2021. la commissaire a elle même reconnu être déçue par le nombre de pays qui ont accepté de se joindre aux efforts volontaires, mais espère que d’autres changeront d’avis d’ici 2021. À ce jour, 18 des 20 nations les plus actives dans le secteur de l’aviation ont néanmoins exprimé leur intention de participation au programme dès le départ. Violeta Bulc a promis aux eurodéputés qu’elle utiliserait la clause de révision pour renforcer l’accord. Les eurodéputés ont aussi remis en question le processus de conception du mécanisme, qui se fera à huit-clos. Bas Eickhout, eurodéputé néerlandais Vert, a fait remarquer que l’OACI devait « beaucoup changer » en ce qui concerne la transparence. Violeta Bulc a cependant défendu le nouveau mécanisme, orienté vers les marchés, qu’elle qualifie de « pas en avant sérieux ». Elle admet cependant que l’accord ne suffira pas à atteindre l’objectif de croissance neutre. La commissaire a souligné que les compagnies aériennes s’étaient engagées à utiliser des moteurs innovants consommant moins de carburant et des biocarburants durables pour limiter les émissions de CO2. De meilleurs itinéraires aériens devraient aussi contribuer à une réduction des émissions, a-t-elle ajouté. Dans cette perspective, Violeta Bulc a demandé aux eurodéputés de contribuer à la résolution du différend lié à Gibraltar: la question était devenue un obstacle à la concrétisation du projet de ciel unique européen, qui doit participer à l’optimisation du trafic aérien. Malgré les questions des élus, la commissaire a refusé de commenter l’avenir du système d’échange de quotas d’émission (ETS) dans le contexte de l’aviation, remis en question par l’accord de l’OACI. Initialement, l’UE prévoyait d’appliquer ce système à tous les vols en partance ou à destination du territoire européen, mais a finalement interrompu le système pour les vols internationaux jusqu’au 31 décembre 2016, pour laisser le temps à l’OACI de conclure un accord mondial. « Je sais que l’ETS nous donne de la crédibilité et du pouvoir au niveau international », a-t-elle assuré, expliquant que la Commission prépare actuellement une évaluation d’impact pour le système. Cette analyse se penchera sur les options possibles, et notamment la suppression du programme pour les vols internationaux. En 2012, l’UE avait décidé de le suspendre dans le secteur aérien, suite aux protestations d’autres pays, comme la Chine et l’Inde.

Lorsqu’on pense simulateur de vol, on pense immédiatement aux simulateurs permettant de se mettre dans la peau d’un pilote, aux commandes de l’appareil. Pourtant, il existe d’autres types de simulateurs, moins connus mais tout aussi importants : les simulateurs permettant de former les équipes aviation. Ceux-là mêmes qui guident par gestes les appareils pour se poser le pont d’un navire. A l’occasion de Laval Virtual, le salon international des technologies et usages du virtuel qui s’est tenu fin mars à Laval, DCNS et CLARTE ont remporté un Laval Virtual Award pour avoir développé une plateforme de simulation virtuelle : le Naval Helohandling Trainer. Celle-ci vise à former les équipes aviation sur navires militaires. Les deux gagnants ont développé un outil pédagogique multi-acteurs permettant de former et entraîner les équipes chargées de la mise en œuvre des hélicoptères sur plateformes navales. Innovant et attractif, le Naval Helohandling Trainer est riche en possibilités de simulation : il permet de créer de multiples scénarios de formation et d’entraînement d’équipes, et bien évidemment de reproduire des situations à risques (tant pour les opérationnels que pour les équipements et matériels). Concrètement, cette plateforme de simulation se base sur un environnement virtuel partagé, où l’on retrouve à la fois l’environnement maritime (dont les conditions climatiques sont évidemment réglables) et le pont aviation d’une frégate, avec une importante composante de reconnaissance automatique de gestes (le logiciel est conçu pour fonctionner avec un casque de réalité virtuelle, avec un dispositif de tracking). En formant les équipes en environnement virtuel, ce simulateur devrait offrir un gain important de performance et d’économie.

Dans la peau d’un para

Aujourd’hui, on vous parle d’un simulateur de vol un peu particulier, puisqu’il n’est pas question ici d’en prendre les commandes. Dans ce simulateur-là, vous êtes en effet à l’arrière, dans la peau d’un para de la 101e Airborne ! Cette expérience singulière mais particulièrement bluffante se déroule à Saint-Côme-du-Mont, dans la Manche. Le Dead Man’s Corner Museum propose en effet de vivre 7 minutes de vol à bord d’un authentique C-47… le jour du Débarquement ! Et l’expérience est passionnante à vivre. Imaginez : vous êtes à l’arrière, attendant d’être largué au-dessus de la France. Après un briefing, et avec votre fiche de mission en poche, vous avez rejoint le C-47 et vous êtes installés sur les bancs placés contre les parois de la carlingue. Et depuis le décollage, vous êtes surpris par l’immersion de cette simulation. Le bruit des moteurs dans le compartiment est assourdissant (le C-47 n’a rien d’un avion de ligne tout confort). Par les hublots de l’appareil, vous pouvez voir le Débarquement se dérouler sous vos yeux. Le bruit des combats aériens fait rage, l’appareil est secoué par des turbulences ; vous pouvez même ressentir les tirs nourris de la Flak allemande ! Impossible de rester insensible à l’immersion qu’offre l’expérience. Soudain, de la fumée envahit la carlingue. Dans le ciel, des centaines de corolles de parachutes se déploient déjà. L’avion, lui, se crashe et prend feu. La simulation s’arrête déjà, mais ces 7 minutes risquent de rester gravées longtemps dans votre esprit ! Si ce simulateur de vol sort un peu de l’ordinaire, nous vous encourageons fortement à l’essayer. Cette attraction unique au monde a coûté près de 3 millions d’euros et s’avère être un vrai petit bijou !

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