Quand l’avion heurte un oiseau

Il est des mystères qu’on préfère ne jamais élucider. Les joueurs du Thunder d’Oklahoma City ne sauront sans doute jamais ce qui a heurté leur avion si violemment dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 octobre, et c’est peut-être mieux ainsi. Après leur défaite face aux « wolves » du Minnesota, l’équipe de NBA a eu un choc en descendant de l’avion qui l’emmenait à Chicago, où elle dispute son prochain match. Le nez de l’appareil était complètement enfoncé, comme vous pouvez le voir sur les clichés que les basketteurs ont partagés. L’un des coéquipiers de Russell Westbrook, Steven Adams, a même interpellé la Nasa et des scientifiques pour obtenir une réponse sur Twitter. « Hey la Nasa, Neil deGrasse Tyson, Bill Nye… On a eu un vol mouvementé, c’est le moins qu’on puisse dire. À plus de 30.000 pieds. En volant vers Chicago. Qu’est-ce qui a pu causer ça? » Si le joueur n’a pas obtenu de réponse, un journaliste spécialisé, lui, a recueilli la version de la compagnie aérienne Delta. Celle-ci lui a répondu, sans certitude, que l’avion avait « probablement croisé un oiseau » pendant son vol vers Chicago.

La crise d’Air Mauritius

Au plus fort de la crise à Air Mauritius, ils se sont retrouvés au coeur de l’actualité. Leurs salaires ont été exposés au grand jour, des montants que certains ont jugé mirobolants. Et, alors que plusieurs petits Mauriciens rêvent de devenir pilotes, combien leurs parents devront-ils débourser pour qu’ils puissent atteindre les étoiles ? Réponse. Ils se sont retrouvés dans une zone de turbulences au cours des derniers jours. Et, pendant la crise au sein de MK, les salaires des pilotes ont été dévoilés. Mais comment et à quel prix atterrit-on dans le cockpit ? Déjà, à l’école, ô toi petit enfant qui rêve de faire voler les gros avions, il faut bien travailler. Surtout en maths. Une excellente maîtrise des sciences, dont la physique, est également un atout non négligeable. Certaines compagnies aériennes, dont Air Mauritius, misant sur ce critère au moment de l’embauche. Puis, après le collège, il faut faire des études. Poussées, cela va de soi. L’aspirant pilote peut opter pour plusieurs établissements étrangers pour la validation de la Commercial Pilot Licence, dont l’École supérieure des métiers de l’aéronautique, l’École nationale de l’aviation civile de France ou le Johannesburg School of Flying, qui se trouve en Afrique du Sud, pour ne citer qu’elles. La plupart des écoles proposent des cours intensifs qui durent, en moyenne, entre 2 ans et 2 ans et demi, avec des examens réguliers. Mais pour y être admis, il faut passer un concours d’entrée. Pour cela, il faut déjà débourser environ 162 euros (soit Rs 6 640). Mais ce n’est pas ce montant qui va causer le crash du compte en banque. C’est ce qui suit… En France, le montant total pour des études de pilote revient à quelque 100 000 euros, soit approximativement Rs 4 millions. En Afrique du Sud, les études reviennent à environ 750 000 rands, soit quelque Rs 2 millions. Atterrissage en salle de classe. Où les cours oscillent entre la théorie et la pratique, en passant par la météo et la mécanique. Après la première année, place aux vols – en vrai avec la présence d’un instructeur comme pour une auto-école – et dans un simulateur. En route, ou plutôt en l’air, il y a plusieurs obstacles à franchir, plusieurs brevets à empocher. La Private Pilot License permet ainsi de côtoyer les oiseaux mais sans être payé. Le Frozen Airline Transport Pilot est la validation de la partie théorique apprise en école. Vient alors l’apprentissage du vol aux instruments, appelé l’Instrument Rating. Une fois cette qualification acquise, la formation ne s’arrête pas. Il faut maîtriser l’avion multimoteurs, puis la Multi Crew Co-operation, parce qu’il faut bien apprendre à travailler avec son équipage. Mais ce n’est pas fini. L’aspirant pilote doit alors passer des tests pour obtenir l’autorisation de «conduire» un Boeing, Airbus, ATR ou autre appareil. Là encore, il faut passer par la théorie et entre 20 et 40 heures de vol dans un simulateur. Chaque appareil nécessite, en fait, une qualification différente. Ce qui n’exclut pas qu’un pilote qui, au départ, a démarré sa carrière sur un Boeing atterrisse chez Airbus. Mais attention, cette «conversion» comporte des frais : Rs 500 000. Un montant le plus souvent encouru par la compagnie aérienne après que le pilote a été embauché.

Ces deux nouveaux simulateurs Full-Flight vont permettre de poursuivre la formation des équipages de l’A400M à leurs missions complexes telles que le ravitaillement en vol et les opérations tactiques à basse altitude et ce, dans un cadre sûr. A ce jour, Thales a déjà livré cinq simulateurs de vol A400M FFS et deux systèmes d’entraînement au vol simplifiés à destination de la France, l’Allemagne, du Royaume-Uni et du Centre d’Entrainement International de Séville. Un sixième FFS sera livré à l’Espagne en 2018. Au Royaume-Uni, la co-entreprise A400M Training Services Ltd (ATSL), créée par Airbus Military et Thales, gère la formation, les services d’assistance et de maintenance au centre de formation de la Royal Air Force à Brize Norton (Oxfordshire). En 2017, l’école a déjà formé plus de 24 pilotes, 20 opérateurs de soute et 204 agents de maintenance avion. Thales est le seul fournisseur de simulateurs de vol A400M par l’intermédiaire de l’OCCAR (Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement). En France, Thales est également un partenaire industriel d’Airbus et y assure le soutien opérationnel du centre d’entraînement Airbus A400M, situé sur la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy.

La peur touche 25 % des gens qui prennent l’avion : cela peut aller de l’angoisse totale à une simple gêne. Cette peur peut être causée par un simple trajet chaotique, ou s’installer au fil des années, vol après vol. Mais au final, c’est bien un quart des passagers en avion qui redoutent de prendre la voie des airs. Autant dire que cela représente un sacré enjeu, au vu du nombre de personnes concernées ! Au fil des années, différentes solutions ont donc été mises en place pour guérir de cette peur. Si de nombreuses thérapies passent par la formation avec un psychologue, d’autres sont plus originales. L’une d’elles consiste par exemple à utiliser les simulateurs de vol pour se confronter à ces peurs. Localisé à Beauzelle, près de Toulouse, le centre des phobies aéronautiques propose des sessions individuelles de stage de six heures, réparties sur trois séances de deux heures. La première séance est dédiée à un enseignement théorique sur l’aviation, afin de comprendre comment vole un avion. Les deux séances suivantes sont quant à elles réalisées sur un simulateur de vol, une réplique de l’A320. Les deux premières heures, la personne aborde les instruments et les systèmes de sécurité en compagnie de son instructeur. Puis, les deux dernières heures, l’on aborde les problèmes éventuels qui peuvent survenir là-haut, tels que : turbulences, pannes, météo crapricieuse… Si cela ne fonctionne pas pour tout le monde, le centre affiche tout de même de bons résultats : 90 à 95 % des personnes y ayant participé ont repris l’avion avec une appréhension moindre. Ce qui est déjà pas mal, quand l’on sait à quel point certains passagers peuvent souffrir dès qu’ils doivent prendre la voie des airs ! Chez certains, cette peur est si prononcée qu’elle les a obligés à renoncer aux voyages en avion. Ce qui, dans le cadre d’un travail nomade, peut s’avérer particulièrement handicapant…

Retrouvez le stage contre la peur en avion en suivant le lien.