Guerir sa peur de l’avion

Après le crash dramatique de l’A320 de Germanwings mardi dernier, puis le crash d’un autre au Canada (qui n’a heureusement fait aucune victime) dimanche, l’A320 fait décidément la une de l’actualité, et pas pour les bonnes raisons. Au point que certains en viennent même à redouter de monter à bord ! Cette peur est, disons-le tout net, irraisonnée : aucun de ces catastrophes n’était due à une défaillance technique. En raison de l’actualité, et pour ceux qui ont peur à l’idée de monter à bord d’un de ces appareils, nous vous présentons une nouvelle fois la meilleure manière de lutter contre la phobie de l’avion : en prendre vous-mêmes les commandes ! Les simulateurs de vol (et même d’A320) offrent en effet une expérience complète et immersive, où vous vous retrouvez non seulement face à une parfaite réplique de cockpit, mais aussi face à des conditions de vol réelles, allant des conditions météorologiques aux avaries (telles que la panne moteur, par exemple !) : rien de tel pour comprendre non seulement comment cela fonctionne, mais surtout à quel point ces vols sont techniquement sécurisés. La peur étant souvent liée à une incompréhension, la simulation de vol reste le meilleur moyen pour s’en guérir : elle permet en effet de découvrir et de comprendre par l’expérience, et ce dans l’environnement le plus sécurisé qui soit. Rappelons-le encore une fois : malgré les récents incidents, l’avion reste, encore et toujours, le moyen de transport le plus sûr au monde ! Un passager a seulement 1 chance sur 11 millions de mourir dans un crash. Selon une étude de 2013 publiée par MSN, un voyageur pourrait prendre chaque jour l’avion pendant 14 000 ans sans avoir d’accident !

Solar Take-off

Alors que Bertrand Piccard, à bord du Solar Impulse 2, a entamé il y a quelques jours le premier tour du monde en avion solaire afin de promouvoir les énergies propres, il est désormais possible d’effectuer une simulation de vol à bord d’un avion solaire. Tout cela, grâce au simulateur de vol Solar Takeoff. Et frissons et excitation sont bien aux rendez-vous pour tous les amateurs de simu. Deux types de vol son proposés : vols en temps réel, en utilisant les dernières prévisions des vents et des nuages pour calculer le rayonnement solaire ; ou les 12 étapes que va suivre le Solar Impule lors de son tour du monde, en temps réel aux conditions météos. Le but du jeu est d’arriver le plus rapidement possible à destination. Ce simulateur-là est vraiment différent des autres. Au niveau de la vitesse, d’abord (entre 35 et 80 km/h) ; mais surtout au niveau des sensations qu’il offre : on éprouve une fierté incomparable lorsqu’on coupe les moteurs et qu’on plane pour économiser les batteries. Survoler les paysages sans utiliser une seule goutte de carburant est presque une révélation. Cependant, le côté contemplatif est rapidement supplanté par la compétition entre joueurs, et l’on gère avec soin les différents paramètres pour monter dans le classement. Le simu devient alors vraiment addictif. Si la météo est toujours importante dans les simulateurs, elle devient un personnage à part entière dans ce simulateur-là et contribue au côté addictif : lorsque vous devez atterrir d’urgence à 50 km à peine de votre destination (parce que vos batteries sont à plat suite à un temps nuageux ou une longue nuit), vous recommencez immédiatement en espérant faire mieux. Une expérience de simulation de vol vraiment différente !