CAE, le constructeur canadien de simulateurs de vol poursuit son développement, y compris dans le domaine militaire. En effet, le spécialiste des simulateurs de vols CAE a annoncé mardi avoir remporté une série de contrats totalisant environ 115 millions de dollars pour la livraison de systèmes et de services de formation à des forces de défense mondiales, incluant l’Aviation royale canadienne, les forces de l’air américaine et l’armée américaine. La société montréalaise effectuera notamment une mise à niveau des systèmes visuels d’un simulateur de l’Aviation royale canadienne et mettra au point un dispositif d’entraînement au vol pour l’armée américaine. Elle continuera en outre à s’occuper de la formation des équipages des forces de l’air américaines, entre autres services. CAE est un fabricant de simulateurs de vol et un fournisseur de services de formation pour les entreprises d’aviation civiles et militaires. Il emploie 8000 personnes dans 35 pays.

 

On y pense pas toujours, mais organiser une fête sur le thème de l’aéronautique, avec des avions, cela nécessite de la logistique. En effet, ce sont onze semi-remorques et des grues au travail tout ce dimanche pour le transport d’avions en centre-ville de Limoges. Un convoi exceptionnel encadré par des motards est arrivé avenue Garibaldi ce dimanche. A son bord : avions, simulateur de vols, moteurs d’avions, entraîneur de vols… Il s’agit en fait de 400 m3 de matériel qui seront présentés au centre commercial Saint-Martial pour l’exposition de l’armée de l’air « des ailes et des hommes ». Inaugurée demain, elle dure jusqu’au 4 octobre. Une exposition ludique et pédagogique, dans le but notamment de susciter des vocations, même si l’armée de l’air n’est pas en mal de recrutement, elle permettra en tout cas de faire rêver petits et grands. 15 militaires de l’armée de l’air sont présents pour mettre en place cette exposition qui nécessite notamment de remonter des avions arrivés en pièces détachées, un véritable défi en si peu de temps. Parmi les pièces phares de l’exposition, un jaguar. Cet avion de chasse est loin d’être factice, il a servi dans l’armée de l’air notamment pour l’opération « Tempête du désert » en janvier 2011. Par ailleurs, un des simulateurs de vol est utilisé pour la formation des pilotes de chasse.

Simulation de largage en Irak

Alors que les premiers avions de chasse Rafale prennent le ciel pour effectuer des missions de surveillance en Irak, les américains se préparent également à l’étape suivante, qui sera sans doute le ciblage précis de positions ennemies. Pour ce faire, le simulateur est un must, afin de s’entrainer au positionnement et au largage de bombes. Un simulateur de vol sur le bombardier Martin EB-57 vient justement d’être mis en place sur l’une des bases de l’OTAN en Turquie. Si cet avion est ancien, il permet en revanche aux jeunes recrues de pouvoir s’entrainer au guidage laser. Flexibilité opérationnelle, polyvalence, remarquable manœuvrabilité, grand rayon d’action et endurance sont les principales raisons pour lesquelles l’USAF décide d’adopter le Canberra britannique. Le B-57E, version améliorée du B-57B, est développé pour assurer un éventail plus large de services au sein de l’USAF. L’avion est en réalité de configuration très similaire, doté de la même version du Armstrong Siddeley Sapphire construit par Wright. De nombreux modèles B, C et E sont équipés d’appareils de détection de nuit et par toutes conditions climatiques, de désignation de cible et de conduite de tir. Ces avions remis à niveau sont baptisés B-57G. Certains sont munis d’équipements de contre-mesures électroniques durant la guerre du Vietnam.