MH 17 abattu par un tir de missile

Encore une fois nous pouvons parler de consternations. Toute l’équipe adresse ses condoléances aux familles et proches des passagers du vol MH 17 qui vient de s’écraser en Ukraine. C’est une nouvelle tragédie aérienne qui intervient sur fonds de tensions géopolitiques dont nous nous passerions tous. Missile, bombe, accident… toutes les hypothèses sont dans la nature à l’heure où nous écrivons ces lignes, même si les autorités américaines ont précisé leur sentiment fort qu’il pouvait s’agir d’un tir de missile. Le président américain Barack Obama a réclamé une enquête « rapide » et « sans entraves », lors d’une conversation téléphonique avec le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, dont le pays comptait 154 ressortissants à bord. Washington est prêt à fournir « de l’aide immédiate en faveur d’une enquête internationale rapide, complète, crédible et sans entraves » en Ukraine, a assuré M. Obama. Pour cela, les Etats-Unis appellent « toutes les parties concernées –la Russie, les séparatistes prorusses et l’Ukraine– à un cessez-le-feu immédiat ». L’avion a quitté l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol à 11 h 15 (heure de Paris), le contact a été perdu avec l’appareil à 13 h 15 (heure de Paris). Quelques heures après les faits, le vice-président américain Joe Biden a rapidement affirmé dans les médias : « L’avion a été abattu, ce n’est pas un accident ». Des officiels américains déclaraient dans le même temps au New York Times que le vol MH17 avait été abattu par un missile sol-air, dans la lignée des informations diffusées par l’agence de presse Interfax-Ukraine. Selon le Wall Street Journal, les autorités aériennes ukrainiennes et les services de renseignement américains ont également confirmé, grâce à des analyses satellites, qu’un tel missile avait frappé l’avion alors qu’il volait à près de 10 000 mètres d’altitude dans la zone aérienne de la région de Donetsk. Une question qui subsiste néanmoins est la raison pour laquelle un avion civil empruntait une route dangereuse.

Boeing poursuit son expansion commerciale, ce qui nécessite également le développement de la formation des pilotes qui passent nécessairement par l’ajout de simulateurs de vols. A cet effet, Boeing a annoncé le 17 juin à Seattle la mise en place de nouveaux simulateurs de vol afin d’élargir les capacités de formation des pilotes à l’échelle mondiale. Deux simulateurs, de 737NG et de 777, sont déjà opérationnels sur le campus de Singapour. Un simulateur supplémentaire de 787 Dreamliner a aussi été basé à Londres Gatwick (où se trouvent déjà deux simulateurs de 787). Selon les prévisions de Boeing, le monde aura besoin de 498 000 nouveaux pilotes de ligne et 556 000 nouveaux techniciens de maintenance d’ici 2032. Cela fait donc énormément de monde à former dans les prochaines années.