Vol à voile et simulateur

C’est la deuxième année que le Centre de vol à voile de Cambrai (CVVC) participe à cette opération nationale baptisée Vu du ciel . Il s’agit d’une exposition d’une douzaine de panneaux, que les vélivoles compléteront de façon ludique par leur simulateur de vol. Au cours de la dernière demi-journée, ils proposeront également une conférence de près de deux heures, mêlant explications, vidéos, témoignages… Outre le ministère des Sports, Vu du ciel est notamment soutenu par AirEmploi espace orientation (organisme interprofessionnel du secteur aéronautique et spatial) et, donc, la Fédération française de vol à voile. « La filière aéronautique s’est rendue compte qu’elle avait des difficultés à recruter des jeunes compétents, mais également que ceux ayant déjà pratiqué le vol à voile avaient déjà de sérieux atouts, de la maturité… », explique Benoît Pontanus, le nouvel instructeur du club (NDLR : il est arrivé à Cambrai en début d’année), par ailleurs conseiller technique fédéral.

De cette constatation est née l’idée de cette opération où les centres locaux tels que le CVVC animent des journées. « Grâce à l’exemple concret d’un métier, l’idée est de déclencher chez les élèves leur propre réflexion et de les motiver, de ce fait, sur la recherche d’une future orientation scolaire ». « Nous présentons 147 métiers », indique l’instructeur. En plus, évidemment, des possibilités de formation pour le vol et de pratique du planeur à Cambrai. « Savez-vous que, dorénavant, tous les pilotes d’Air France ont l’obligation de passer par le vol à voile ? Les meilleurs pilotes sont des vélivoles », intervient opportunément Laurence Villette, bénévole du club, également partie prenante de l’opération, pour démonter l’intérêt de cette pratique.

Les visiteurs se verront proposer des quiz. Les réponses figurent toutes dans les panneaux d’exposition. Les questions portent sur les métiers de l’aérien, qu’il s’agisse de ceux de l’industrie aéronautique ou spatiale (160 000 emplois directs, et autant d’indirects) ou de ceux du transport aérien (120 000 emplois directs, et quatre fois plus d’indirectes), et sur le vol à voile. Les auteurs des meilleurs bulletins se verront offrir des vols d’initiation. « Il n’est pas nécessaire d’avoir un Bac + 6 pour travailler dans l’aéronautique. Beaucoup de jeunes, qui n’ont pas assez confiance en eux, croient que ces métiers leur sont inaccessibles », poursuit Laurence Villette. Car la filière (qui ne se limite pas aux seuls pilotes et hôtesses de l’air !) a en fait besoin de CAP, BEP, Bac, Bac + 2… Les vélivoles cambrésiens seront présents jeudi et vendredi pour répondre à toutes les questions que se posent les élèves. Ce sera notamment le cas lors de la conférence de vendredi « au cours de laquelle nous distribuerons également quelques vols d’initiation », prévoit Benoît Pontanus. Ce qui ne rendra ce rendez-vous que plus intéressant encore.

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