Bien que nous utilisions les simulateurs de vol à titre ludique ou pour lutter contre la peur de prendre l’avion, le simulateur de vol est principalement utilisé pour trois fonctions premières : le simulateur d’étude, le simulateur de vol de formation, et l’utilisation de simulateur dans le cas d’accident. Passons en revue ces trois utilisations principales du simulateur de vol.

Le simulateur de vol pour l’étude. Dans ce cadre, l’simulateur de vol est un outil de prototypage à différents stades du développement d’un nouvel avion. Pour un même avion, il est souvent nécessaire de développer différents simulateurs. Par exemple : 1) pour l’évaluation du concept et le dimensionnement : le simulateur sera réduit à un cockpit à base fixe et où certains sous-systèmes seront non fonctionnels ; 2) pour la mise au point des calculateurs de bord : simulateur fréquemment à base fixe sans visuel extérieur élaboré ; 3) pour la préparation au premier vol : simulateur d’intégration avec mouvement et visuel extérieur où tous les systèmes sont représentés. C’est ce simulateur qui, une fois calibré sur l’avion réel, servira de référence pour les simulateurs de formation adaptés à ce modèle d’avion. Le simulateur est alors un outil d’études sur le comportement des pilotes, l’ergonomie ou plus généralement pour l’étude des facteurs humains.

Le simulateur de vol pour l’entraînement des pilotes. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le simulateur n’est pas utilisé pour l’apprentissage du pilotage mais pour des entraînements très spécifiques destinés à un personnel déjà pilote. L’objectif principal est pour l’élève d’acquérir la connaissance d’un nouvel avion, des procédures très strictes à suivre dans telle ou telle phase du vol et de vérifier la connaissance des consignes en cas de difficultés. Ces simulateurs sont classés en diverses catégories selon le type de formation auquel il s’applique. Pour que la formation suivie sur simulateur soit validée officiellement, le simulateur doit être « qualifié », par exemple par la DGAC en France ou la FAA aux États-Unis.

Le simulateur de vol pour les enquêtes sur les accidents. Les enquêteurs cherchent à reconstituer l’enchaînement des faits ayant conduit à un accident grâce aux enregistrements des boîtes noires. Le simulateur permet une approche qualitative de la situation à laquelle l’équipage s’est trouvé confronté et d’en tirer des enseignements pour l’amélioration éventuelle des interfaces ou des procédures. Le travail en simulateur de vol permet de reconstituer l’accident, de comprendre l’enchainement des faits qui ont conduit à l’accident et de pouvoir prendre des mesures correctives.

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