Depuis toujours j’ai la passion du voyage en moi. Et j’ai eu la chance de voyager très jeune. Ce qui voulait dire, prendre l’avion. Dès 13 ans, j’ai effectué mon premier vol transatlantique seul, avec une étiquette autour du cou, et comme cela se faisait à l’époque, l’hôtesse me proposa d’aller à l’avant avec les autres enfants de l’avion pour que le capitaine nous explique comment marche un avion. Ce moment a été une révélation pour moi. Tous ces boutons, toutes ces lumières… étaient encore mieux que les illuminations d’un sapin de Noël. Mais surtout pour la première fois, je voyais la terre vue du cockpit, vue de l’avant, et le spectacle était encore plus beau que depuis mon hublot.

Cette expérience de jeunesse m’a profondément marquée. Et si malheureusement je ne suis pas devenu pilote de ligne, j’ai eu la chance de pouvoir emprunter des avions et d’aller un peu partout dans le monde. J’ai toujours gardé cette passion en moi, jusqu’à passer ma licence de pilote privée afin d’assouvir ce besoin de « voire la terre de haut », de liberté en réalité. En charge du développement de produits dans certains pays chez Tematis, le spécialiste de l’expérience extraordinaire, je savais que j’allais également pouvoir assouvir ma passion pour le voyage et l’expérience. Et cela a été chose faite un petit matin à Roissy Charles de Gaulle quand le CEO du groupe m’a permis – pour le plaisir – d’aller tester le simulateur de vol Boeing 737.

Je n’avais jamais mis les pieds dans un centre de formation des pilotes de ligne. Et ce qui impressionne tout de suite, c’est la taille des simulateurs de vol. Ce sont des cabines de 5m sur 3m, posées sur des vérins électriques – comme des énormes jambes – qui font évoluer la cabine à plus de 6m de haut. La vision de ces simulateurs les uns à côté des autres, évoluant tous, dans un hangar gigantesque est quelque chose de presque surréel. Pendant 30mn, mon instructeur m’expliqua les instruments de bord et l’aérodynamique du B737 puis nous sommes montés dans la cabine… Et là j’ai cru retomber en enfance en voyant tous ces boutons. C’était magique. Ce qui m’a le plus impressionné dans cette expérience de simulateur de vol professionnel, c’est le réalisme des mouvements, jusque dans le tout petit détail.

Par exemple : en phase de taxi pour rejoindre la piste, lorsque l’on donne un petit coup de frein, la cabine bouge exactement comme elle le fait dans la réalité. La poussée au décollage est phénoménale, et grâce aux vérins électriques, les sensations sont à l’identique. Le graphisme est bon, et nul doute qu’il s’améliorera encore dans les années à venir, mais l’expérience dans sa globalité est tout simplement extraordinaire. Depuis cette première expérience, je ne peux m’empêcher d’y retourner. Je suis devenu accro. Je teste différents aéroports et j’essaie d’améliorer mes compétences et même de voler dans des conditions météo très difficiles. A chaque fois, je retourne en enfance. Et je me dis qu’il est bien dommage aujourd’hui qu’il ne soit plus possible d’emmener ses enfants dans le cockpit, car c’était bien une énorme partie d’un rêve.


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