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A propos de l’incident en juillet dernier sur un vol Air France entre Paris et Caracas, où l’A340 s’est retrouvé au bord du décrochage, le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) a rendu ses conclusions : les pilotes auraient dû être plus vigilants. L’incident du vol Air France Paris-Caracas, du 22 juillet dernier, est troublant de ressemblances avec le vol Rio-Paris du 1 er juin 2009, qui a fait 228 morts. L’A340 du Paris-Caracas était à 35 000 pieds quand il traverse une zone de turbulences modérées. L’alarme de survitesse « OVERSPEED » se déclenche. Tous les pilotes indiqueront après coup avoir été « très surpris » par cette alarme. Puis le pilote automatique est désenclenché par mégarde par le pilote « par appui sur le bouton de déconnexion du manche ». Bien que le pilote dise ne pas s’en souvenir, il donne ensuite ordre à l’avion de se cabrer, durant six secondes . L’A340 atteint en une minute 38 000 pieds. Comme dans le scénario de l’AF447, le cabrage va lui faire perdre de la vitesse et l’amener au bord du décrochage, à 369 km/h, soit seulement 5,4 km/h au-dessus de la vitesse de l’Airbus A330-200 du vol Rio-Paris quand il a décroché. Finalement, les pilotes s’aperçoivent du désenclenchement du pilote automatique et réussiront à reprendre la situation en main.

Pour les enquêteurs du BEA, le pilote « surpris » par le déclenchement de l’alarme a appuyé par mégarde sur la déconnexion du pilote automatique. Il reproche donc à l’équipage une « surveillance inadéquate des paramètres de vol, qui a entraîné l’absence de détection de la déconnexion du pilote automatique et de l’écart d’altitude à la suite d’une action réflexe sur les commandes. » Le BEA indique que les garde-fous prévus par le constructeur dans l’A340, ont heureusement pleinement joué leur rôle. Le BEA, pour éviter un incident similaire, préconise d’entraîner les pilotes à travailler sous stress et sous les effets de surprise. « Des études récentes montrent que les effets de surprise ou de « sursaut » ne font actuellement l’objet que de peu, voire d’aucun, entraînement au simulateur », dit le rapport. Il recommande donc notamment que « l’AESA introduise dans les scénarios d’entraînement des effets de surprise afin d’entraîner les pilotes à réagir à ces phénomènes et à travailler sous stress. »

Autres recommandations : des formations à une utilisation améliorée des radars météorologiques, et des Cockpit Voice Recorder ou CVR (une des deux boîtes noires) enregistrant les échanges entre pilotes capables d’enregistrer pendant les dix heures d’un vol long courrier et non deux heures comme c’est souvent le cas. « L’incident ayant eu lieu près de 8 heures avant l’atterrissage à Paris Charles de Gaulle, le CVR ne contenait plus les enregistrements phoniques relatifs à l’événement. Des éléments importants de l’enquête n’ont donc pas pu être confirmés par le CVR.», indique le BEA . Un autre rapport du BEA, celui-ci très attendu, car c’est le rapport final relatif à l’AF447 avec les ultimes conclusions, devait être publié d’ici un mois.

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L’armée de l’air chinoise est en pleine expansion quant à l’utilisation de la technologie de simulation de vol pour perfectionner les compétences des pilotes de chasse et les tactiques de combat aérien. L’un des premiers lieux à étudier la simulation de vol, l’institut de recherche de technologie de simulation de vol de l’armée de l’air est désormais en mesure de développer et produire en Chine les derniers simulateurs de jets de combat, a indiqué Xie Donglai, le responsable de l’institut. «Les simulateurs de vol vont jouer un rôle plus important dans la formation militaire dans le monde, » a-t-il souligné.

Les Etats-Unis ont été les premiers à utiliser des simulateurs de vol pour former les pilotes. La force aérienne américaine a constaté que la formation d’une heure dans un simulateur a un résultat égal à celui de la formation dans un avion de chasse réel de 0,5 à 0,9 heures. L’armée de l’air chinoise a commencé à former ses pilotes de chasse avec des simulateurs, il y a tout juste une décennie. Jusqu’à présent, seul l’institut a donné au moins 70 simulateurs à l’armée de l’air et d’autres unités, qui ont fourni 15.000 heures de formation depuis 2002, selon l’institut.  »Cela signifie que d’énormes quantités de coûts de formation ont été sauvés », a-t-il reconnu. Merci à ces simulateurs, les pilotes peuvent dorénavant maîtriser rapidement les compétences de vol nécessaires à un certain type de chasseur.

Guo Lei, directeur du centre de l’institut de formation de simulation, a déclaré qu’un certain nombre de pilotes au commande des avions de chasse de la première génération ont passé plus de 50 jours en formation sur des simulateurs de vol et opérer une transition réussie pour passer à la troisième génération d’avions de combats. De plus, l’équipement peut simuler le mauvais temps, une panne de moteur, ainsi que d’autres situations particulières et enseigner aux pilotes comment intervenir. La formation dans les avions de chasse réels ne peut pas permettre ces exercices, a fait remarquer Xie. « Un avion de chasse peut coûter des dizaines à des centaines de millions de yuans. L’utilisation des avions de combat pour une formation spéciale est peu probable, parce que les pilotes pourraient être tués et les avions tomber en panne, si les choses n’étaient pas bien gérées », a-t-il déclaré.

La formation spéciale grâce à un simulateur peut également préparer les pilotes de chasse à intervenir plus rapidement dans des situations inattendues pendant les vols réels. Il a rappelé qu’il y a quelques années, quand la marine s’est équipée d’un type de troisième génération d’avion de chasse, un pilote a rencontré une panne de moteur rare dès le premier vol. Heureusement, la formation de simulation avait préparé le pilote à une telle situation et il a pu revenir en toute sécurité. Les simulateurs permettent également de pratiquer des tirs de missiles, qui sont si chères que les pilotes hésitent à utiliser dans le réel, a-t-il expliqué. Les chercheurs de ces dernières années ont cherché à développer des technologies de simulation pour préparer les nouveaux pilotes aux combats aériens.

Dans ses dernières recherches, l’institut a développé un système dans lequel les pilotes peuvent contester jets du monde de chasse grands, seuls ou en force interarmées. Ce projet a demandé trois années de développement, les pilotes s’étant déjà plaint que les jets ennemis ne semblaient pas réels dans les précédents simulateurs de vol, a-t-il noté. Le système a été bien accueilli par les pilotes et a plus tard reçu un premier prix lié à la science militaire et à la technologie. Les pilotes à Harbin, dans la province du Heilongjiang, des compétences pratiques dans un simulateur de vol, qui peut simuler le mauvais temps, une panne de moteur et d’autres situations particulières.

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Contrôleur aérien et pilote amateur, James Price, un américain de 52 ans a passé près 12 ans à bricoler le cockpit d’un Boeing 737 dans son garage. Employé de l’administration fédérale de l’aviation, il a dépensé 150,000 dollars pour acheter, au fil des ans, les pièces nécessaires à la construction de la cabine. Price a déclaré que le plus important pour lui dans ce projet était de récupérer des vraies parties d’avion. C’est donc tout logiquement qu’il s’est procuré un nez de 737 pour 1500$, et ce fût le début d’un long processus qui aboutit à l’une des simulations les plus étonnantes qui soit. Après avoir fait l’acquisition de la coque d’un vieux 737 de la Continental Airlines, il a progressivement ajouté des pièces originales de Boeing récupérées. Le Cockpit reproduisant celui d’un 737, est criant de réalisme, et trois énormes écrans simulent le vol. Le simulateur reproduit la terre entière et la météo est mise à jour par internet dans tous les endroits du monde. James Price, qui pilote en amateur, indique les sensations de vols sont reproduites fidèlement sauf les mouvements puisque le simulateur de vol ne bouge pas. Si vous souhaitez vous aussi essayer de piloter un avion de ligne, contactez-nous pour faire un vol sur un vrai simulateur de vol.

Vol à voile et simulateur

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C’est la deuxième année que le Centre de vol à voile de Cambrai (CVVC) participe à cette opération nationale baptisée Vu du ciel . Il s’agit d’une exposition d’une douzaine de panneaux, que les vélivoles compléteront de façon ludique par leur simulateur de vol. Au cours de la dernière demi-journée, ils proposeront également une conférence de près de deux heures, mêlant explications, vidéos, témoignages… Outre le ministère des Sports, Vu du ciel est notamment soutenu par AirEmploi espace orientation (organisme interprofessionnel du secteur aéronautique et spatial) et, donc, la Fédération française de vol à voile. « La filière aéronautique s’est rendue compte qu’elle avait des difficultés à recruter des jeunes compétents, mais également que ceux ayant déjà pratiqué le vol à voile avaient déjà de sérieux atouts, de la maturité… », explique Benoît Pontanus, le nouvel instructeur du club (NDLR : il est arrivé à Cambrai en début d’année), par ailleurs conseiller technique fédéral.

De cette constatation est née l’idée de cette opération où les centres locaux tels que le CVVC animent des journées. « Grâce à l’exemple concret d’un métier, l’idée est de déclencher chez les élèves leur propre réflexion et de les motiver, de ce fait, sur la recherche d’une future orientation scolaire ». « Nous présentons 147 métiers », indique l’instructeur. En plus, évidemment, des possibilités de formation pour le vol et de pratique du planeur à Cambrai. « Savez-vous que, dorénavant, tous les pilotes d’Air France ont l’obligation de passer par le vol à voile ? Les meilleurs pilotes sont des vélivoles », intervient opportunément Laurence Villette, bénévole du club, également partie prenante de l’opération, pour démonter l’intérêt de cette pratique.

Les visiteurs se verront proposer des quiz. Les réponses figurent toutes dans les panneaux d’exposition. Les questions portent sur les métiers de l’aérien, qu’il s’agisse de ceux de l’industrie aéronautique ou spatiale (160 000 emplois directs, et autant d’indirects) ou de ceux du transport aérien (120 000 emplois directs, et quatre fois plus d’indirectes), et sur le vol à voile. Les auteurs des meilleurs bulletins se verront offrir des vols d’initiation. « Il n’est pas nécessaire d’avoir un Bac + 6 pour travailler dans l’aéronautique. Beaucoup de jeunes, qui n’ont pas assez confiance en eux, croient que ces métiers leur sont inaccessibles », poursuit Laurence Villette. Car la filière (qui ne se limite pas aux seuls pilotes et hôtesses de l’air !) a en fait besoin de CAP, BEP, Bac, Bac + 2… Les vélivoles cambrésiens seront présents jeudi et vendredi pour répondre à toutes les questions que se posent les élèves. Ce sera notamment le cas lors de la conférence de vendredi « au cours de laquelle nous distribuerons également quelques vols d’initiation », prévoit Benoît Pontanus. Ce qui ne rendra ce rendez-vous que plus intéressant encore.

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La société montréalaise CAE a annoncé la vente de sept simulateurs de vol complets et divers autres équipements pour une valeur de plus de 90M$. CAE a annoncé lundi la vente de sept simulateurs de vol complets et divers autres équipements pour une valeur de plus de 90M$. CAE va notamment livrer deux simulateurs d’un Airbus A320 au nouveau centre de formation de la coentreprise Interglobe-CAE à Delhi, en Inde. Un autre simulateur, d’un Boeing 737NG, a été vendu à Emirates-CAE Flight Training à Dubai, aux Émirats arabes unis.

Deux autres simulateurs concernent un ATR-72 500 à Air Algérie, et un Embraer ERJ-190 à Zhuhai Flight Training Centre à Zhuhai, en Chine. Enfin, deux simulateurs dont la nature n’a pas été précisée seront livrés à des clients dont l’identité demeure confidentielle. Ces ventes portent à 37 le nombre de simulateurs de vol dont CAE a annoncé la vente depuis le début de l’exercice 2012, soit près du tiers de plus que l’an dernier. CAE a également conclu la vente de dispositifs intégrés d’entraînement aux procédures, d’un simulateur virtuel, de mises à niveau de simulateurs et des pièces de rechange à divers clients.

«Le nombre de ventes de simulateurs enregistrées au cours du dernier exercice est le reflet de notre présence mondiale, dans toutes les régions du monde», a déclaré Jeff Roberts, président de groupe, Produits de simulation, formation et services associés – Civil à CAE. Près de 60% des commandes reçues au cours de l’exercice proviennent de l’Asie et de l’Australie, 16% du Moyen-Orient et de l’Afrique, 16% de l’Amérique et 8% de l’Europe. Les équipements seront livrés cette année ou l’an prochain.

Peur de l’avion

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Pour tous ceux qui ont peur de l’avion et qui malheureusement se privent de voyager, voici une petite vidéo de ce que vous pourriez voir si vous alliez à San Francisco et que vous fassiez le tour de la ville en petit avion. Découvrir les villes et autres lieux vus du ciel sont un également un autre moyen original de découvrir. Ce petit film très bien fait démontre la construction des villes à l’américaine, très organisée, malgré le fait que San Francisco soit sans doute la plus européenne de toutes les villes américaines. Si vous souffrez de la peur de prendre en avion, contactez-nous. Nous organisons des stages antistress très bien faits, sur mesure, qui vous permettent de vaincre cette phobie.

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Le marché du simulateur de vol ludique se développe. On connaissait déjà X-Plane, Flight Gear, Flight Simulator… et voici que le studio Flying Development se lance à son tour à l’assaut de la simulation de vol sérieuse avec Infinite Flight. Ce simulateur de vol offre 5 avions (dont l’Airbus A380), deux régions à survoler (la baie de San Francisco et la Californie du Sud, soit 137 aéroports), du vol au petit matin ou la nuit, ainsi que des conditions météo changeantes. Le jeu comprend des aides au pilotage ainsi que des leçons pour maîtriser son coucou. Cinq vues caméra sont proposées histoire d’apprécier le spectacle.

Ce lancement intervient alors que Microsoft lance sa nouvelle version de Flight Simulator dénomée Flight. La saga Flight Simulator est une affaire qui roule. Sortie en 1982, le jeu est passé des avions en polygones à une pure merveille de simulation, dans son édition X. Qui n’a pas essayé, sur l’une des éditions de « FS », de se faire un vol simple Chicago-Dallas, de poser un 747, ou de redessiner le Learjet avec l’outil de création d’avions.

Avec son nouveau titre baptisé simplement « Flight », l’éditeur laisse de côté les cadrans compliqués, la richesse de mélange et la pression des pneus. Son nouveau titre en ligne est simple à prendre en main, et se destine aux joueurs occasionnels. Mais surtout, le jeu est disponible en free-to-play (gratuit). Occupant 1,4 Go d’espace disque, il vous propose de prendre les commandes d’un Icon A5 ou d’un Boeing PT 17, et de survoler l’île d’Hawaï. D’autres avions et « scènes » peuvent être achetés via le Windows Marketplace afin d’enrichir l’expérience de simulation de vol.

Simulation réelle de combat aérien

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Faites un vrai combat aérien avec de vrais pilotes de chasse sur avion léger avec visée et cible laser. Installé dans un avion bi-plan de dernière génération, vous visez et tirez grâce à un laser sur un autre avion….votre adversaire du jour, et c’est vous qui avez les commandes. Pas besoin d’avoir un brevet de pilote car avec les conseils d’un pilote de chasse rien que pour vous, vous évoluez pour vous placer, viser et tirer sur l’autre avion. Le système laser embarqué permet d’actionner le fumigène de l’autre, et de constater la précision de vos tirs instantanément. Cette expérience est totalement unique en Europe. C’est l’occasion non seulement de voler au dessus d’une superbe région, mais aussi de faire un vrai combat aérien façon Top Gun.

Suivez le lien pour en savoir plus sur cette expérience de combat aérien.


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Décembre 2006, sur un vol d’entraînement dans la région de Moscou, soudain l’avion décroche…. “L‘élève a fait une erreur qui a provoqué un décrochage très important de l’avion. L’appareil est parti en vrille et a commencé à plonger. J’ai eu besoin de toute mon expérience pour retrouver le contrôle de l’avion”, explique Vladimir Biryukov. Avec plus de 20.000 heures de vols dans plus de 60 appareils différents, le Capitaine russe Vladimir Biryukov est l’un des pilotes les plus expérimenté au monde.

Ce jour là, ses compétences lui ont permis d‘éviter une catastrophe. Tous les pilotes ne sont pas prêt à faire face à l’imprévu… Ces chercheurs tentent d’y remédier. Nous sommes dans un institut de recherche au Pays Bas. Des chercheurs européens mettent ici au point le simulateur de vol ultime ! Un simulateur programmé pour travailler sur les évènements imprévus, sur les conditions de pilotages dangereuses qui peuvent avoir des conséquences dramatiques.

“Les avions sont très sûr. Il faut le rappeler. Jusqu‘à aujourd’hui les quelques accidents qui se produisent sont généralement dû à une perte de contrôle de l’appareil. C’est à dire que le pilote ne peut plus contrôler l’appareil en raison d’un événement imprévu”, dit Mark Wentink, ingénieur aérospatial. Extrêmement rares, ces évènements perturbateurs peuvent avoir un grand nombre de raisons, et peuvent être maîtrisés. Mais actuellement, même les plus sophistiqués des simulateurs de vols ne peuvent pas retranscrire le conditions de navigation cauchemardesques pour un pilote provoquées par ces évènements.

Vladimir Biryukov : “Dans les simulateurs actuels, le programme principal apprend aux pilotes comment éviter ces événements perturbateurs. Mais si pour une raison quelconque, l’avion est pris dans l’un de ces événements, les pilotes doivent apprendre comme reprendre le contrôle de manière correcte et sûre. Et les simulateurs actuels ne peuvent pas apporter ce genre d’entraînement parce qu’ils ont une mobilité limitée”. Plus de trois années de calculs mathématiques complexes ont permis aux chercheurs de simuler de manière précise et réaliste de tels scénarios, notamment les décrochages”.

“Un décrochage est un phénomène physique très complexe qui implique de multiples facteurs inconnus. Mais nous savons que c’est un phénomène physique : sous certains angles d’attaque, le flux d’air rompu, et la portance de l’avion commence à diminuer. Selon ce que nous comprenons, nous avons développé des modèles mathématiques qui permettent de recréer ces effets de manières plus ou moins précises”, indique Nikolaï Abramov, ingénieur aéronautique de l’université de Montfort.

Et aujourd’hui, les chercheurs testent l’un de ces modèles, en augmentant petit à petit le sérieux de l’incident. Petit à petit, les paramètres empirent : les angles deviennent plus raides, la vitesse s’accélère, les turbulences s’intensifient, la perte de contrôle guette. Les capacités nécessaires à la stabilisation du simulateur sont de plus en plus pointues.

“Ce genre de scénarios dépendent beaucoup du type d’avion. Il y a par exemple les décrochages symétriques, les ailes sont parfaitement symétriques et pourtant l’avion pique du nez. L’avion perd de la portance et commence à descendre. Le pilote corrige le problème en diminuant l’angle d’attaque et rétablir l’appareil”, ajoute Mark Wentink. « Mais il y a aussi une configuration un peu plus asymétrique, par exemple quand une aile décroche, et si une aile décroche avant l’autre, l’appareil fait un mouvement de rotation vers le haut. Puis le nez pique, le pilote doit faire une manœuvre de rétablissement. Mais les décrochages nécessitent beaucoup de force d’accélération pendant les manœuvres”.

Un dernier test, avec une force d’accélération de 2,5g, est programmé… Des recherches complémentaires cruciales ont été effectuées quelque temps auparavant près de Moscou, dans centre de recherche aéronautique unique en son genre. Les calculs logarithmiques utilisés pour mimer les événements perturbateurs se basent sur des milliers d’expériences menées dans des souffleries, des simulateurs et autre labos de recherches spécialisés en forces aérodynamiques, puissance, durabilité et aéroélasticité des avions dans les conditions extrêmes.

Vladimir Byrioukov a passé des milliers d’heures dans ces simulateurs. Ces essais ont permis de développer des modèles mathématiques pour des scénarios de vols critiques. “Ces scénarios ont fourni des informations fiables. Par exemple, il faut prendre en compte l’influence des forces d’accélération sur la perception du pilote, ou la manière dont le pilote ressent les angles de vitesses, ou comment s’exprime une force d’accélération linéaire. Et afin d’extraire la bonne information de tout ça, nous avons besoin que ces scénarios soient simulés de manière très précise, sans distorsion”, dit Larisa Zaychik, ingénieur en aéronautique.

Retour aux Pays-Bas, le scénario final extrême est en cours d’essai. Tout ces tests ont été riches en découvertes pour les chercheurs. “Nous avons par exemple découvert qu’un pilote qui a peu ou pas d’expérience des forces d’accélération dans un véritable avion, ce pilote sera dépassé par ces forces quand il en fera l’expérience. Si vous demandez au pilote d’aller à 2g, il sera peut-être un peu trop prudent et n’ira qu‘à 1,5g ce qui serait insuffisant pour une manœuvre de rétablissement dans une situation dangereuse”, explique le coordinateur du projet SUPRA, Éric Groen.

Après des heures épuisantes de simulation, Vladimir Biryukov se dit satisfait des résultats préliminaires : “Il y a encore quelques problèmes liés à ce que l’on appelle la force de Coriolis, l’effet provoqué sur le cerveau des pilotes par l’accélération. Ce n’est pas encore assez réaliste. Il faut résoudre ce problème d’une manière ou d’une autre. Mais en tout cas, je dois dire que les simulateurs comme celui-ci sont très prometteurs.”

Les chercheurs peuvent maintenant penser à l’avenir. Éric Groen : “Actuellement, les régulateurs préparent des lois qui obligeront les pilotes de ligne commerciale de s’entraîner à ces situations difficiles. Et quand ce sera le cas, je pense que c’est ce genre d’entraînement pourra être mené sur les simulateurs de vols déjà existants. Nous pourrons mettre à jour ces simulateurs pour qu’ils puissent reproduire les évènements perturbateurs de manière correcte.”

“En Russie nous avons un dicton : ‘Mieux vaut voir une fois qu’entendre cent fois’. Je pense que les pilotes ne pourront que tirer des bénéfices d’un tel entraînement”, conclu Vladimir Biryukov.



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La grande nouvelle aéronautique de la semaine est – pour la France et Dassault – l’espérance de signer un contrat de vente de 126 Rafale – un deal estimé à 11 milliards de dollars – à l’armée indienne. Aujourd’hui, le contrat n’est pas signé. L’Inde a signifié à Dassault qu’elle souhaitait entrer dans des discussions exclusives avec le constructeur du Rafale. C’est bon signe, puisque cela signifie notamment que l’Inde écarte les autres constructeurs. Néanmoins, la partie est loin d’être jouée pour Dassault qui va maintenant devoir discuter des contreparties du contrat de vente, et notamment des transferts de technologie. Car en effet, ce qui compte d’avantage que l’avion lui-même, ce sont la technologie et le savoir faire que l’on va « offrir » à l’Inde qui sont dans la balance. Ceci est à mettre en perspective, puisque l’Inde n’a jamais cachée qu’elle souhaitait développer à terme une aéronautique de défense.

Il sera donc intéressant de voir comment le deal se poursuit. Choix cornélien que de vendre une technologie maintenant tout en sachant que cette vente risque de nuire compétitivement et commercialement à Dassault à l’avenir. Mais parfois, il est plus intéressant de rester concentrer sur le présent, d’autant que Dassault saura faire évoluer sa technologie avec le temps et disposera sans doute d’un savoir faire supérieur à celui de l’Inde d’ici 20 à 30 ans. Ceci étant dit, le contrat n’est pas finalisé pour autant. Rappelons-nous des Emirats qui demandaient à Dassault des discussions exclusives puis qui les ont rompu car la société française n’atteignait pas les attentes des Emirats. Au final, c’est un autre avion qui fut choisit…

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