Dans la peau d’un para

Aujourd’hui, on vous parle d’un simulateur de vol un peu particulier, puisqu’il n’est pas question ici d’en prendre les commandes. Dans ce simulateur-là, vous êtes en effet à l’arrière, dans la peau d’un para de la 101e Airborne ! Cette expérience singulière mais particulièrement bluffante se déroule à Saint-Côme-du-Mont, dans la Manche. Le Dead Man’s Corner Museum propose en effet de vivre 7 minutes de vol à bord d’un authentique C-47… le jour du Débarquement ! Et l’expérience est passionnante à vivre. Imaginez : vous êtes à l’arrière, attendant d’être largué au-dessus de la France. Après un briefing, et avec votre fiche de mission en poche, vous avez rejoint le C-47 et vous êtes installés sur les bancs placés contre les parois de la carlingue. Et depuis le décollage, vous êtes surpris par l’immersion de cette simulation. Le bruit des moteurs dans le compartiment est assourdissant (le C-47 n’a rien d’un avion de ligne tout confort). Par les hublots de l’appareil, vous pouvez voir le Débarquement se dérouler sous vos yeux. Le bruit des combats aériens fait rage, l’appareil est secoué par des turbulences ; vous pouvez même ressentir les tirs nourris de la Flak allemande ! Impossible de rester insensible à l’immersion qu’offre l’expérience. Soudain, de la fumée envahit la carlingue. Dans le ciel, des centaines de corolles de parachutes se déploient déjà. L’avion, lui, se crashe et prend feu. La simulation s’arrête déjà, mais ces 7 minutes risquent de rester gravées longtemps dans votre esprit ! Si ce simulateur de vol sort un peu de l’ordinaire, nous vous encourageons fortement à l’essayer. Cette attraction unique au monde a coûté près de 3 millions d’euros et s’avère être un vrai petit bijou !

Le spécialiste canadien des simulateurs de vols CAE a annoncé lundi dernier avoir signé des accords pour plus de 350 millions de dollars. La société a notamment vendu neuf simulateurs de vols (FFS) à des compagnies aériennes. Les nouveaux contrats signés par la société canadienne couvrent un large éventail de dispositifs et de programmes de formation : formation de commandant de bord, formation des pilotes d’avions d’affaires, exploitation de centres de formation, services après livraison… Il confirme ainsi sa position privilégiée en matière de formation. Sur ces 350 millions, plus de 100 portent sur des programmes de formation pour plus de 10 exploitants d’avions d’affaires aux États-Unis, en Europe, en Asie et au Moyen-Orient. CAE a aussi réussi à décrocher un contrat d’exclusivité de quatre ans pour former les pilotes d’un client nord-américain (elle n’a cependant pas voulu préciser l’identité dudit client). Côté simulateurs, c’est un client asiatique, dont l’identité est elle aussi demeurée confidentielle, qui s’est porté acquéreur de cinq des neuf simulateurs de vol vendus. Un autre a aussi été vendu à la co-entreprise entre CAE et InterGlobe Enterprises, et un autre encore l’a été à Mitsubishi Aircraft Corporation. Avec cette nouvelle vente, le constructeur montréalais a écoulé 39 simulateurs depuis le début de son exercice 2016, qui se teminera à la fin mars. Cette nouvelle vente devrait lui permettre de dépasser ses prévisions pour l’exercice en cours.