Les simulateurs de vol coutent cher, c’est bien connu. C’est donc une performance qu’on accomplit deux ingénieurs passionnés d’aviation et pilotes eux-mêmes, de réussir à monter un simulateur de vol pour « juste « 140,000 euros ». Avec des instruments piochés là où ils le pouvaient, les deux apprentis pilotes ont pu reconstruire un avion DR400, traditionnel pour les écoles de pilotages. Et avec l’aide d’une cartographie HD, ils ont pu reconstituer un paysage façon « flight simulator » en très haute définition. L’engin a été réalisé de A à Z au sein d’un garage situé en plein coeur de Plan de Cuques, par François Rathelot, pilote professionnel et instructeur et Michel Merle, électronicien, informaticien et pilote privé. Il a pour particularité de proposer un paysage entièrement navigable, au contraire des simulateurs professionnels où la navigation se fait dans les nuages. » Nous avons tous les deux une grande et longue expérience, témoigne François Rathelot. L’un pour la connaissance des besoins des élèves pilotes pour les carrières aéronautiques et l’autre dans la connaissance de vol, l’électronique et l’informatique. » Le concept s’étend à tous les utilisateurs, aussi bien élèves que pilotes débutants, confirmés ou curieux. Mais la cible principale reste tout de même les pilotes de tourisme, privés, en quête d’heures de vol. »Une sortie en avion coûte de plus cher donc les pilotes sortent de moins et ont beaucoup moins d’heures de vol au compteur. » Tout est parti de ce constat qui serait la cause d’une recrudescence du nombre d’accidents ces dernières années. Ces deux passionnés d’aéronautique ont donc décidé de mettre en condition réelle des « amateurs »n’ayant pas accès à l’un des simulateurs professionnels, réservé aux pilotes de lignes. Plusieurs d’entre eux sont d’ailleurs venus essayer le « bébé » et sont restés « bluffés ». Ce simulateur est un véritable biplace inspiré d’un DR400 (avion de tourisme) doté de 120 à 180 chevaux. Une fois la porte fermée, il n’y a plus rien qui vous rappelle le monde extérieur. Le tableau de bord est véritable, les sièges, les pédales, les bruitages, les vibrations, l’affichage à 220º Il ne manque plus qu’un vérin afin de reproduire les mouvements.

Thales a le sourire aux lèvres après avoir gagné un contrat pour le développement et l’installation d’un second simulateur de vol pour l’A400M. Ce simulateur sera fourni à la Royal Air Force. Ce simulateur est doté d’un système de vision amélioré, parfaitement adapté à la formation des équipages à tous types de manœuvres, y compris le ravitaillement en vol et les opérations tactiques à basse altitude. Le système de mouvement offre six degrés de liberté. Les deux simulateurs Full Flight contribueront à l’instruction des équipages sur le centre de formation de la RAF, à Brize Norton (Oxfordshire). A400M Training Services Ltd (ATSL), la société commune de Thales et Airbus Defence and Space, assure la gestion des services de support et de maintenance. Fin mars 2014, Thales avait déjà fourni, via la société ATSL, les infrastructures du centre de formation. « Cette nouvelle sélection fait suite aux précédentes commandes de simulateurs Full Flight pour A400M passées par l’Espagne, la France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Elle confirme la position de Thales comme l’un des principaux fournisseurs de services auprès du ministère britannique de la Défense », déclare Peter Hitchcock, Directeur des activités avioniques de Thales au Royaume Uni.