Un simulateur d’hydravion

Piloter un avion n’est déjà pas facile, mais un hydravion est encore plus technique, notamment la phase d’amerrissage, car l’horizon et la mer se confondent. C’est notamment le cas des canadairs, qui viennent absorber l’eau. Et c’est justement pour parfaire la formation des pilotes d’engins « amphibies » que vient d’être implanté un simulateur de vol d’hydravion à Nice. Il s’agit d’un Solent, dérivé du Sandrigham. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l`hydravion Short S.25 Sunderland fut l’un des plus importants appareils de patrouille maritime et de lutte anti-sous-marine britanniques. Le Sunderland était une version militaire dérivée de l’hydravion de ligne Short Classe C des années 1930 exploité sur les longues lignes commerciales de l’Empire britannique. Pendant la guerre, le besoin se fit sentir de modifier des Sunderland en avions de transport de passagers, ces variantes étant produites sur la base du Sunderland Mk.III. Certains de ces avions furent dûment exploités par la compagnie britannique British Overseas Airways Corporation opérant sur les lignes internationales pour les besoins de la guerre. Les Sunderland ainsi adaptés firent preuve d’efficacité en dépit de la rusticité de leurs aménagements intérieurs destinés aux passagers. Par la suite, de nombreux appareils furent regroupés sous l`appellation Hythe donnée à cette classe d`hydravions. À plus long terme, le constructeur des Sunderland, Short Brothers, estima qu’il existerait après la guerre un marché potentiel pour ces Sunderland convertis en avions de ligne et il entama le développement d`une version civile du Sunderland qui devint le Sandringham. Cette étude fut soutenue par une commande émanant de l’Argentine à la fin de la Seconde Guerre mondiale portant sur quelques conversions civiles de Sunderland destinées à assurer des services passagers. Le premier véritable Sandringham apparut en novembre 1945 et les avions convertis en réponse à la commande argentine furent achevés sous la forme de Sandringham Mk.2 (45 passagers) et Mk.3 (21 passagers). Privés de tourelles de mitrailleuses dont les emplacements avaient été masqués et dotés d’intérieurs élégants et confortables et de hublots percés en plusieurs endroits sur les flancs du grand fuselage-coque, les Sandringham étaient des appareils impressionnants à une époque marquée par l’austérité et les pénuries. Plusieurs commandes de Sandringham furent enregistrées provenant de compagnies sud-américaines et australiennes. BOAC commanda ensuite 12 appareils de divers types, car le Sandringham finit par exister en sept versions différentes selon la configuration des sièges et des couchettes. Quelques-uns des derniers Sandringham mis en service volèrent jusqu`aux années 1970 en Australie et aux iles Vierges. L’appareil a voie dans le monde entier pour le compte de plusieurs compagnies y compris les mythiques routes trans-pacifiques réservées aux grands hydravions. Tous les Sandringham furent des Sunderland refondus dont certains exemplaires avaient été très éprouvés en temps de guerre. En revanche, l’hydravion de ligne Short Solent était une nouveauté issue du Short S.45 Seaford, construit en petit nombre pour la RAE lui-même développé à partir du Mk.IV une version plus puissante et plus lourdement armée du Sunderland. La commande initiale porta sur douze Solent Mk.2 pour la BQAC dont le premier exemplaire vola le 1er décembre 1946. Les Solent Mk.3 furent dérivés de Seaford ex-militaires dont quatre exemplaires furent livrés à la BOAC. Quatre Solent Mk.IV furent également construits. Mais le temps était passé des grands hydravions transocéaniques remplacés par des avions terrestres civils à grand rayon d’action. Les Sandringham et Solent n’eurent donc pas de descendants. L’installation de ce simulateur sera donc une grande première, mais également une plongée dans l’histoire.

CAE poursuit sa conquête du monde de la simulation de vol professionnelle. En effet, la société canadienne a engrangé quelques contrats supplémentaires pour fournir des simulateurs de vols à des compagnies et organismes de formation, notamment dans la zone Asie-Pacifique. En effet, CAE a annoncé aujourd’hui qu’elle a vendu quatre simulateurs de vol (FFS) à des clients de l’Asie et de l’Australasie. Les contrats comprennent la vente d’un simulateur Boeing 747-8 à Air China et de trois simulateurs ATR 600 : un à Air New Zealand, un à Garuda et un à un client dont l’identité demeure confidentielle. Ces contrats ont une valeur d’environ 60 millions de dollars canadiens au prix catalogue. Le prix catalogue inclut la valeur des données, pièces et équipements (DP&E) propres à l’avion d’un fabricant OEM, qui sont habituellement fournis par CAE dans la construction de ses simulateurs. Dans le cas de ces contrats, certains clients fournissent une partie du contenu OEM. Il s’agit des quatre premiers FFS dont CAE a annoncé la vente depuis le début de l’exercice 2015, qui a commencé en avril. « Etant donné que la demande dans notre secteur commercial demeure forte, l’une de nos principales priorités demeure l’approche axée sur le client. CAE est fière d’offrir la plus vaste gamme de solutions disponibles et les plates-formes ATR-600 et 747-8 sont des exemples de notre investissement en recherche et en développement, qui vise à répondre à l’ensemble des besoins de nos partenaires », a déclaré Nick Leontidis, président de groupe, Produits de simulation, formation et services associés – Civil à CAE. « Je tiens à remercier Air China, Air New Zealand et Garuda pour leur soutien et leur confiance au cours des 15 à 20 dernières années. »