Alors que le vol MH370 Malaysia Airlines reste un mystère, les autorités continuent d’analyser les documents dont ils sont en possession. Et c’est peu de chose. Parmi les éléments clefs sont analysées les données issues du simulateur de vol du pilote. En effet, les experts du FBI, la police fédérale américaine, auront terminé l’analyse du simulateur de vol du pilote du vol MH370d’ici un ou deux jours, a annoncé aujourd’hui le directeur du FBI James Comey. « Nous avons offert toute l’aide que nous pouvions apporter et ils ont fait appel à notre expertise technique, qui inclut l’exploitation de certains matériels informatiques qu’ils nous ont donnés », a expliqué James Comey lors d’une audition au Congrès américain. « Mes équipes travaillent 24 heures sur 24 pour essayer de les exploiter. Je ne peux pas en dire plus publiquement, mais je pense que ce travail sera terminé bientôt, d’ici un jour ou deux », a-t-il précisé. M. Comey n’a pas détaillé quels étaient les équipements informatiques en possession du FBI, mais un responsable américain a confirmé à l’AFP le 19 mars que le gouvernement de Malaisie avait demandé au FBI d’analyser les fichiers électroniques effacés le mois dernier d’un simulateur de vol saisi au domicile du commandant du Boeing 777, Zaharie Ahmad Shah. Reste à savoir si ces éléments seront rendu public.

Alors que tout le monde cherche le Boeing 777 de la Malaysia Airlines, les experts se creusent de plus en plus la tête pour essayer de comprendre ce qui s’est passé. Et pour comprendre, les experts se mettent aux commandes d’un simulateur de vol Boeing 777 pour envisager toutes les opportunités. Et pour comprendre également, les experts analysent également l’historique de l’avion. Le Boeing 777 (ou Triple 7) est la réponse de Boeing à Airbus. C’est le premier Boeing à intégrer des commandes de vol électriques, l’une des avancées technologiques les plus marquantes d’Airbus. Il est le premier jet commercial totalement développé sur ordinateur et le premier à utiliser la fibre optique pour l’avionique du cockpit. C’est aussi le biréacteur le plus gros au monde, avec un fuselage large et une envergure de 64,80 m. Un 777 est constitué de 3 millions de pièces provenant de cinq cents fournisseurs ! Il peut emporter plus de 300 passagers sur des distances allant de 9 700 à 17 000 km, et est désormais proposé en quatre versions, dont une pour le fret. Un vol record a été battu en 2005 avec 21 000 km parcourus en 22 heures et 42 minutes. La cabine du wide-body comporte 6 sièges de front en première classe, 10 sièges en économique. Il dispose de deux réacteurs de fort diamètre dont la fiabilité l’autorise à traverser les océans selon la réglementation ETQPS 180 (Extended-range Twin-engine Operational Performance Standards) alors qu’avant, trois ou quatre réacteurs étaient nécessaires. En restant à 180 minutes maximum d’un terrain de secours, un biréacteur offre alors des coûts d’exploitation moindres. Après un premier vol au mois de juin 1994, le 777 entre en service en juin suivant chez United Airlines. Air France l’a également retenu dans sa flotte. Avec plus de 850 appareils produits, le 777 est considéré comme le jet le plus rentable pour Boeing après le modèle 747. Aux dernières nouvelles, le 777 de Malaysia Airlines aurait pu être aperçu se dirigeant vers le Sud des Maldives, volant à basse altitude. Le mystère demeure entier.

Un simulateur d’avion de chasse devrait être bientôt disponible sur Bruxelles alors qu’une société de loisirs vient de racheter le simulateur de vol Aermacchi qui servait d’avion de chasse léger biplace pour l’Italie. En réalité il s’agit d’un ancien appareil qui date des années 1970, mais qui reste très efficace aujourd’hui. En effet, c’est dès le modèle 326A que l’on s’aperçoit du potentiel du M.B.326 en tant qu’avion léger d’attaque au sol. Il est équipé de points d’attache sous charges, telles que des paniers à roquettes ou des nacelles canons, des bombes et des missiles air-sol. Bien que l’AMI n’en commande pas, les variantes d’attaque au sol sont livrées à de nombreux clients, dont le Ghana (9 M.M.326F) et la Tunisie (8 M.B.326B). En 1967, le premier prototype du M.M.326G décolle, muni d’un moteur Rolls-Royce Viper 20 de 1547 kg. Associé à un renforcement partiel de la cellule, ce moteur permet de doubler la charge d’armes permise par rapport aux versions antérieures. Huit appareils sont livrés à la marine argentine, 17 à l’armée de l’air du Zaïre et 23 à la Zambie. Ces avions sont nommés M.B.326GB. Cela sera donc maintenant au tour du grand public de venir s’essayer au pilotage d’un avion de chasse en embarquant à bord de ce simulateur d’avion de chasse. A l’heure où nous écrivons ces lignes le lieu définitif n’est pas encore connu, mais si l’on pense d’abord à l’aéroport de Zaventem. Vous trouverez également des informations sur le site « Vol en avion de chasse » qui relaie l’information.

CAE poursuit son développement grâe à l’impulsion d’Ottawa. En effet, la société montréalaise CAE ira va pouvoir développer une nouvelle génération de plateformes de simulation de vol, un projet de 700 millions qui s’étirera sur les cinq prochaines années, avec une aide financière du gouvernement fédéral. Le ministre de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, Denis Lebel, a annoncé jeudi qu’Ottawa prêterait 250 millions $ à CAE pour le projet. Lors de sa visite au siège social de CAE pour annoncer l’aide financière, le ministre Lebel a indiqué que l’argent aiderait le plus grand fabricant de simulateurs de vols à conserver son avantage concurrentiel. «Le marché change rapidement et avec cet appui, (CAE) sera capable d’affronter n’importe quel concurrent», a-t-il déclaré aux journalistes. Le prêt du gouvernement devra être remboursé sur 15 ans, avec intérêts, a indiqué le directeur financier de CAE, Stéphane Lefebvre. Cette période de remboursement débutera après 2020. L’argent allongé par Ottawa s’inscrit dans le cadre de l’Initiative stratégique pour l’aérospatiale et la défense (ISAD), un programme qui appuie la recherche et le développement dans les industries de l’aérospatiale, de la défense, de l’espace et de la sécurité. Les simulateurs de vols de CAE sont utilisés à travers le monde pour la formation des pilotes et du personnel de cabine de l’aviation civile et militaire. La société fournit aussi d’autres équipements de formation et des services pour les marchés de l’aviation civile et de la défense.